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Journal de bord r’Ose Transat: «On a laissé la "chiotarie" au Cap-Vert»

Une partie de l'équipage lors de l'escale au Cap-Vert.

JOUR 12 - Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Voilà une dizaine de jours que nous sommes en mer, et je commence seulement maintenant à me sentir bien. Mon corps et ma tête acceptent enfin le ballotage incessant et la perte d’équilibre.

Les deux premiers jours furent éprouvants. Impossible de rentrer dans le bateau, tant le mal de mer était présent. La journée, j’arrivais à le gérer en gardant le regard fixé sur l’horizon et en essayant le moins possible de me déplacer. A la nuit tombée, je perdais tous mes repères et le chaos s’installait dans ma tête comme dans mon estomac. J’ai ainsi baptisé le bateau et nourri les poissons à plusieurs reprises. Durant trois nuits consécutives, j’ai dormi sur le pont, emmitouflée dans ma veste de quart et attachée par mon gilet de sauvetage. Le fatboy – un coussin XXL – est alors devenu mon meilleur ami de 18 heures à 6 heures du matin. Je gisais là, telle une otarie échouée sur le pont malade comme un chien… la fameuse «chiotarie». Au soleil couchant, je me transformais donc en «chiotarie».

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