Johnson&Johnson se retire du marché des opiacés aux Etats-Unis

Arrangement de pilules de l'opioïde oxycodone-acétaminophène. | Keystone / AP Photo / Patrick Sison

C’est un coup de tonnerre dans la lutte contre les opiacés aux Etats-Unis. Le laboratoire américain Johnson&Jonhson s’est engagé à suspendre la vente de ses opiacés dans le pays. Cette annonce intervient dans le cadre d’un accord avec la justice new yorkaise et s’accompagne d’un versement de 230 millions de dollars, étalé sur neuf ans, destiné à financer les efforts de prévention, de traitement et d’éducation relatifs à ces substances, responsables de la mort de quelque 500’000 personnes aux Etats-Unis en l’espace d’une vingtaine d’années.

Pourquoi c’est brûlant. Comme d’autres laboratoires et distributeurs pharmaceutiques tels que Purdue Pharma, Johnson&Johnson est accusé d’avoir encouragé des médecins à surprescrire des opioïdes tout en sachant qu’ils généraient de fortes dépendances. A lui seul, le fentanyl, produit de Johnson&Johnson — initialement réservé aux patients atteints de cancer à des stades avancés — a causé 20’100 overdoses mortelles dans le pays en 2016.

Selon un communiqué du laboratoire, également fabricant de l’un des principaux vaccins contre Covid, cet accord lui permet d’éviter un procès qui devait débuter cette semaine. Pour autant, Johnson&Johnson refuse de s’avouer coupable et précise que cette disposition «ne constitue pas un aveu de responsabilité ou d’acte répréhensible de la part de la société», relève The Guardian.

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