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Hypothèse du laboratoire: la piste d'une pression chinoise relancée

Devant l'Institut de virologie de Wuhan. | Keystone / Ng Han Guan

L’hypothèse de la fuite involontaire de Sars-Cov-2 d’un laboratoire chinois n’en finit pas d’être une boîte de Pandore. Dernier épisode en date: un récent documentaire danois citant Peter Ben Embarek, scientifique pour l’OMS et spécialiste des zoonoses. Selon le reportage, l’OMS aurait reçu des pressions politiques pour ne pas évoquer dans son rapport de début 2021 la possibilité d’un lien entre le laboratoire de virologie de Wuhan et l’origine du virus. Finalement présente dans le rapport final, elle y était qualifiée d’«extrêmement peu probable» par la mission d’experts de l’OMS.

Pourquoi c’est compliqué. Sollicité par le Washington Post pour un commentaire, Ben Embarek a d’abord invoqué une erreur de traduction du danois vers l’anglais. Le porte-parole de l’OMS a ajouté que l’interview s’était déroulé il y a «des mois», et qu’il y a, à ce stade, «pas de nouveaux éléments ni de changement de la position selon laquelle toutes les hypothèses restent sur la table». Dans un communiqué publié le 12 août, l’OMS a rappelé que les enquêtes complémentaires demandées par le rapport doivent être menées dès que possible, mais qu’il convenait de «dépolitiser la situation» pour que la recherche de l’origine de Sars-CoV-2 ne tourne pas au «blame game». Plus facile à dire qu’à faire, tant le sujet est devenu brûlant entre Pékin et Washington. Ce vendredi 13 août, la Chine a rejeté l'appel de l'OMS pour une nouvelle enquête sur son territoire.

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A lire sur le Washington Post (EN)

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