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Faut-il interdire les têtes au football?

Bataille aérienne entre Carles Puyol (Espagne) et Robin van Persie (Pays-Bas) lors de la finale de la Coupe du monde de 2010. | Keystone / Peter Klaunzer

Un ballon, une tête et des filets qui tremblent: il n’en faut pas plus pour mettre un public debout. Ingrédient fondamental de la recette dont le football a le secret, le jeu de tête est aujourd’hui débattu, avec un écho particulièrement fort en Angleterre, où quatre des onze joueurs victorieux du mondial de 1966 sont décédés de démence sénile. Suspectées de causer des lésions cérébrales à long terme, les têtes sont prohibées chez les enfants dans de plus en plus de pays. La pratique pourrait également évoluer chez les élites.

Pourquoi c’est d’actualité. L’UEFA s’est saisie de la thématique. Il y a un an, elle a publié des directives visant à limiter le jeu de tête chez les juniors et, dans le cadre de l’Euro 2020, a organisé plusieurs séminaires en ligne afin de rappeler les signes et symptômes des commotions, les prises en charge adéquates et la reprise du sport adaptée. Trop souvent encore, joueurs et entraîneurs minimisent les risques de séquelles, notent les spécialistes.

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