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En Italie, le Pô est à sec... et c'est un sérieux problème

Le petit port de Quingentole au bord du Pô, dans la province de Mantoue, en Italie. | Marco Carlone

«Aujourd'hui, la première question de ceux qui veulent se lancer dans ce métier est de savoir s'ils auront assez d'eau pour leurs plantes. Et beaucoup de gens abandonnent immédiatement.» Francesco Vincenzi cultive du blé depuis près de vingt ans en Emilie-Romagne, une région dans le Nord de l’Italie. «Les premières années, nous étions habitués à faire face à la catastrophe “classique”, c'est-à-dire les grêles d'été, confie l’agriculteur. Pendant ces dix dernières années, ce qui nous inquiète le plus, c'est le manque structurel de pluie.»

Pourquoi c’est inquiétant. L'hiver 2021-2022 dans le Nord de l'Italie a été l'un des plus secs de ces 50 dernières années: dans certaines régions des Alpes occidentales et de la plaine du Pô, il n'a pas plu pendant plus de 110 jours. La preuve majeure de cette crise de l'eau a été enregistrée dans le bassin du Pô (dont fait partie le bassin du Tessin), le plus long fleuve d'Italie, qui reçoit les eaux des Alpes et des Apennins du Nord. Le long du fleuve, les hauts-fonds ont été si prononcés qu'ils ont permis de mettre au jour des fossiles de la période paléolithique, des vestiges de la Seconde Guerre mondiale et les restes d'un ancien village submergé dans les années 1800.

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