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En Espagne, les champions du monde du don d’organes nous ont confié la recette de leur succès

L'Hôpital universitaire de La Paz à Madrid effectue chaque année plus d'une centaine de transplantation. | HD/LM

On dirait un mauvais jeu de mot Carambar: Dans quelle discipline, les Espagnols mettent-ils le plus de cœur? Et la réponse (à l’envers): Le don d’organes. La blague n’est pas renversante, mais plante le décor. Depuis 30 ans, l’Espagne cavale en tête des classements internationaux, avec un nombre de donneurs par million d’habitants que seuls les Etats-Unis concurrencent. Un succès que le roi, Felipe VI, lui-même observe chaque matin, impassible, dans son costard bleu marine. Son portrait est suspendu dans le bureau de Beatriz Dominguez-Gil, directrice de l’Organización Nacional de Trasplantes, à Madrid. A quelques jours de la votation fédérale sur le don d’organes en Suisse, Heidi.news est allé à Madrid lui demander la recette de la réussite espagnole.

Une escale incontournable. L’Espagne a réformé son système de transplantation à la fin des années 1980, et elle a réussi à doubler le taux de donneurs décédés en moins d’une décennie. La courbe a même repris son ascension dans les années 2010 grâce la mise en place de différentes stratégies. Alors que la Suisse peine à atteindre 22 donneurs par million d’habitants, son objectif, l’Espagne en comptait 49,6 en 2019. Un tour de force inspirant, auquel le consentement présumé n’a pas ou peu contribué, selon Beatriz Dominguez-Gil.

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