Des Ukrainiens exploités dans les champs britanniques

Image d'illustration. | Keystone / Urs Flueeler

The Guardian a récolté le témoignage d’une ressortissante ukrainienne ayant fui une exploitation de cerisiers où les conditions de travail s’apparentaient, selon elle, à de «l’esclavage moderne». Venue en Grande-Bretagne avec son compagnon, elle serait dans «un état de détresse aiguë», décrit le quotidien britannique. Une situation qui n’est guère nouvelle, mais qui risque de s’aggraver avec l’arrivée de nouveaux réfugiés.

Pourquoi on en parle. Les ressortissants ukrainiens composent la majeure partie des travailleurs au Royaume-Uni disposant d’un visa de travailleur saisonnier. En 2021, sur les 29’631 visas de ce type délivrés, les deux tiers ont été délivrés à des Ukrainiens. Ces travailleurs ne peuvent pas bénéficier des programmes gouvernementaux d’accueil de réfugiés – regroupement familial ou parrainage communautaire. Et en fuyant les exploitations agricoles, ils se retrouvent en situation irrégulière.

Le Royaume-Uni avait lancé en 2019 un programme pilote visant à accueillir des non-Britanniques sur son territoire, dans un contexte de post-Brexit et de manque de main d’œuvre. Mais une étude du département de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales avait révélé fin 2021 que certains récolteurs de fruits et légumes étaient soumis à des conditions «inacceptables» – racisme, logement sans eau courante, manque d’équipements – tout en réfutant la qualification d’esclavage moderne.

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