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Dans le Lancet, 117 médecins dénoncent la «torture psychologique» subie par Julian Assange

Julian Assange lors de sa dernière apparition publique, le 13 janvier 2020, pour une audition devant le juge administratif. | Keystone / Elizabeth Cook

La situation de Julian Assange inquiète. Détenu au Royaume-Uni, le fondateur de Wikileaks vient de recevoir l’appui renouvelé de 117 médecins issus de 18 pays (dont deux Suisses), qui s’exprimaient lundi 7 février dans la revue médicale britannique The Lancet. Regroupés au sein du collectif Doctors for Assange, les signataires dénoncent le «déni de soins» et la «torture psychologique prolongée» que subit le lanceur d’alerte australien, emprisonné depuis dix mois à Londres après sept ans passés dans les locaux de l’ambassade d’Équateur.

Pourquoi ça se produit maintenant. Julian Assange a été arrêté par la police londonienne le 11 avril 2019 et placé à l’isolement dans la prison de Bermarsh, près de Londres. En mai 2019, un rapporteur spécial de l’ONU l’avait jugé extrêmement diminué, au plan physique comme cognitif, et dénoncé un traitement «inhumain». Le fondateur de WikiLeaks est sorti d’isolement en janvier 2020 mais son sort continue d’inquiéter et un moment clé de son parcours judiciaire approche. À compter du 24 février, la justice britannique doit en effet examiner la possibilité de son extradition vers les États-Unis, où il encourt une peine de prison pouvant aller jusqu’à 175 ans.

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À lire dans The Lancet (EN)

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