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Comment les pharmas font grimper le prix des médicaments en rachetant la recherche

Pixabay / Qimodo

Le médicament le plus cher du monde, le Zolgensma, dont le prix de l’injection s’élève aujourd’hui à 2,1 millions de dollars, devrait bientôt arriver sur le marché Suisse. En préambule à son introduction dans le pays, une enquête de la RTS révèle la façon dont les pharmas rachètent des sociétés afin d’acquérir des traitements à des stades de développement élevés pour réduire leur prise de risques. La société ayant développé le principe actif du Zolgensma, destiné aux enfants atteints d'amyotrophie spinale (SMA), une maladie génétique rare, a ainsi été racheté par Novartis pour 8,5 milliards de francs, après la première phase des essais cliniques sur les humains.

Pourquoi c’est inquiétant. Les révélation de la RTS permettent de se rendre compte que «sur les 39 nouveaux principes actifs validés depuis 2018 en Suisse par des grandes pharmas, au moins 27 ont été rachetés à une étape avancée de leur développement». La concurrence entre les grands groupes pharmaceutiques incitent ces entreprises à dépenser des fortunes pour ces rachats. Conséquence directe: les prix des médicaments ainsi développés grimpent lorsqu’ils sont commercialisés. Comme pour le Zolgensma, il existe de nombreux produits ayant bénéficié d’un développement pris en charge par des fonds publics.

Le prix du traitement du Zolgensma, très controversé, avait conduit Novartis à le proposer gratuitement à cent enfants tirés au sort dans le monde. Après une forte polémique, Novartis a fait marche arrière, a annoncé la SonntagsZeitung le 9 février. Les doses ne seront plus distribuées au hasard, mais selon des critères stricts, qu’il reste à définir.

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