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Brucellose: mieux vaut être une vache suisse que française

Veaux (abattus depuis) à la ferme du Pré-Jourdan, le 22 décembre 2021. | Benjamin Joyeux

L’abattage total d’un troupeau de vaches début janvier 2022 en Haute-Savoie, suite à l’identification d’un cas de brucellose, continue de provoquer l’émoi dans le milieu agricole, des deux côtés de la frontière. Alors que les autorités françaises mettent en avant la sécurité sanitaire comme unique justification de cette décision contestée, il peut paraître étonnant d’apprendre que la viande de ces animaux se retrouve dans nos assiettes.

Pourquoi ça interpelle. L’impressionnante mobilisation organisée en soutien au propriétaire du cheptel, Eric Forestier, n’a pas fait reculer les autorités françaises. Suite à la découverte d’un seul cas de brucellose dans le troupeau de cet éleveur de Haute-Savoie en novembre dernier, les 234 vaches et veaux de la ferme de Saint-Laurent ont été menés à l’abattoir de Bonneville les 4 et 5 janvier 2022. Cette approche drastique a été présentée comme inévitable par les autorités françaises. En Suisse, la procédure diverge. L’abattage du troupeau n’est pas systématique et les carcasses infectées par l’agent pathogène identifié en Haute-Savoie y sont déclarées impropres à la consommation. Explications.

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