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Aux HUG, se changer, c’est déjà travailler, martèlent les syndicats 

Devant les HUG, une infirmière suspend un pantalon de travail lors d'une action syndicale demandant le respect de la loi concernant le temps d'habillage, ce mardi 7 juin. | Keystone / Salvatore Di Nolfi

Se rendre au vestiaire pour enfiler blouse et pantalon est le lot quotidien d’une bonne partie des collaborateurs des HUG. Des gestes anodins, mais chronophages au regard de la taille des bâtiments. Au grand dam des syndicats, ce temps d’habillage n’est pas compté dans le temps de travail, contrairement à ce qu’indique la loi sur le travail. En signe de contestation, les soignants étaient invités ce mardi 7 juin à se rendre en pantalon civil sur leur lieu de travail. Dans le même temps, plusieurs partenaires sociaux ont tenu une conférence de presse.

Pourquoi ce n’est pas anodin. Les syndicats ont fait le calcul. Si une infirmière travaille à temps plein et met vingt minutes pour aller se changer deux fois par jour, elle passe sept heures par mois à s’habiller, soit environ deux semaines de temps de travail par an. Rapporté au nombre de collaborateurs, le calcul fait monter la facture à 22 millions de francs par an pour l’hôpital, estime le Syndicat des services publics (SSP). Les HUG, de leur côté, n’avancent pas de chiffres et indiquent que des travaux sont en cours.

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