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Alzheimer: les aspirants policiers à l'école de la bienveillance

Dans l'une des classes de l'école de police. | Heidi.news / Lorène Mesot

Pendant 30 ans, Martin a été plombier. Alors à 72 ans, quand atteint de la maladie d’Alzheimer, il a saisi un outil en pleine nuit pour frapper un radiateur, tout lui a paru absolument normal. Jusqu’à ce que la police débarque, alertée par les voisins…Tapages nocturnes, violences conjugales, disparitions, insultes dans les transports en commun ou vols aux caisses automatiques: chaque semaine en Suisse romande, la police est amenée à côtoyer des personnes atteintes de démence qui, de manière involontaire, adoptent des comportements problématiques. De quoi décontenancer parfois les forces de l’ordre.

Pourquoi on en parle maintenant. Sous l’impulsion d’une directrice d’EMS déterminée, d’un policier convaincu et d’Alzheimer Genève, plus de 700 policiers genevois ont été sensibilisés à la communication avec des personnes atteintes de démence depuis 2017. Et depuis deux ans, c’est au tour des aspirants policiers genevois, valaisans et vaudois de suivre une séance d’information sur la thématique durant leur école de police. Objectif: casser les codes que leur imposent leur profession. Oublier le grade, les injonctions et les postures défensives, place à la zénitude, l’humour et l’empathie. Heidi.news s’est invité en salle de classe, mardi 2 novembre.

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