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A qui profite la guerre des tarifs médicaux?

Alain Berset, le 30 juin à Berne. | Keystone / Alessandro della Valle

Le coup de tonnerre est retentissant: le tarif médical Tardoc a été rejeté mercredi 30 juin par le Conseil fédéral. Le nouveau tarif médical qui devait remplacer l’actuel système de tarification Tarmed permettant aux médecins d’établir leur factures ne répond pas aux attentes d’Alain Berset, conseiller fédéral en charge de la santé, qui s’est dit «frustré» mercredi 30 juin en conférence de presse. Le chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI) joue l’arbitre entre deux camps que tout ou presque oppose.

Pourquoi c’est important. Les factures médicales que les patients et les assurances reçoivent après une consultation se composent de points et de positions tarifées. Entré en vigueur en 2004, Tarmed est obsolète. C’est pourquoi deux faîtières (médecins et assureurs) ont décidé de plancher sur un nouvel outil, moderne et plus simple d’usage. Mais deux autres faîtières (hôpitaux et d’autres assureurs) l’ont d’abord rejeté, avant de faire une contre-proposition. Face à l’incapacité des acteurs de la santé à s’entendre, c’est tout le projet qui capote. Mais pour de mauvaises raisons. Au final, Alain Berset devra intervenir.

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