A Genève, Covax n’a plus d’argent pour les vaccins des pays pauvres

Le dispositif Covax a des vaccins mais pas de seringues./Keystone/Brian Inganga

«Nous sommes dans une situation où nous ne pouvons plus accepter de donations de vaccins sauf si nous obtenons plus d’argent», déclare au Financial Times Seth Berkley, le directeur de l’Alliance du vaccin (GAVI), l’ONG genevoise qui gère le dispositif Covax de distribution des vaccins Covid dans les pays pauvres pour l’OMS. L’organisation qui a sécurisé plus d’un milliard de doses de vaccins Covid n’a plus de fonds pour acheter les seringues et autres accessoires nécessaires. Elle a besoin de 5,2 milliards de dollars pour poursuivre sa mission en 2022.

Pourquoi cela nous concerne. Alors que les pays occidentaux se disputaient les doses de vaccins Covid pour atteindre rapidement des taux de vaccinations de 60% et plus, Covax, le dispositif conçu pour distribuer gratuitement des vaccins aux populations des pays pauvres a eu le plus grand mal à démarrer. Résultat: les taux de vaccination en Afrique subsaharienne sont de moins de 10%.

Même si l’on peut arguer que des populations plus jeunes en moyenne sont moins à risque, la poursuite des infections sans retenue augmente les probabilités de mutations du coronavirus comme cela a été le cas pour Omicron. Certes, ce variant semble moins grave. Mais rien n’assure qu’une poursuite hors de contrôle de la pandémie n’aboutisse pas à un variant plus dangereux et/ou capable d’échappement immunitaire vaccinal ou naturel. Un problème qui concernerait le monde entier.

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A lire dans le Financial Times