108 petits Britanniques sont désormais touchés par une mystérieuse hépatite aiguë

Image d'illustration: ambulance londonienne devant le service d'urgence de l'hôpital Saint-Thomas. | Shutterstock / chrisdorney

Le nombre d’enfants touchés par la flambée de cas d’hépatite aiguë augmente rapidement en Grande-Bretagne. Ils étaient 74 la semaine dernière selon l’Agence britannique de sécurité sanitaire; ils sont désormais 108 selon le décompte officiel de ce 21 avril, dont huit enfants ayant reçu une greffe de foie. Parmi les cas confirmés, 79 se trouvent en Angleterre, 14 en Ecosse et les autres au Pays de Galles et en Irlande du Nord. Des cas ont également été découverts aux Etats-Unis, au Danemark, en Irlande, aux Pays-Bas, en Espagne et en Israël.

Les causes de cette épidémie qualifiée d’inhabituelle ne sont pas encore clairement déterminées, même s’il existe quelques pistes sérieuses pointant vers des infections à adénovirus, une famille de virus qui causent le plus souvent des symptômes légers comme le rhume.

Pourquoi ça reste mystérieux. Tous les enfants sont tombés malades entre le 1er janvier et le 12 avril 2022. Aucun des Britanniques concernés n’a été vacciné contre Covid et un lien avec les virus de l'hépatite existants a été exclu. Il reste donc à investiguer la piste des infections à adénovirus (77% des cas au Royaume-Uni), celle de l’infection à Sars-CoV-2 (certains enfants ont eu le Covid) et celle encore de la baisse d’immunité chez des enfants peu exposés aux virus en raison du manque de contacts lors des confinements.

Citée par I News, Meera Chand, directrice des infections cliniques émergentes à l’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (UKHSA), relève:

«Les informations recueillies dans le cadre de nos enquêtes suggèrent de plus en plus que ce phénomène est lié à une infection à adénovirus. Cependant, nous étudions minutieusement d'autres causes potentielles.

Les mesures d'hygiène normales, comme le lavage soigneux des mains – y compris la surveillance des enfants – et une bonne hygiène respiratoire, contribuent à réduire la propagation de nombreuses infections courantes, dont l’adénovirus.»

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