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Le traitement de la vigne par drones fait polémique

A cause de la topographie de son vignoble, la Suisse est pionnière en Europe de l’épandage par drones | Keystone-ATS / Leandre Duggan

Sur les environs 15’000 hectares du vignoble suisse, 1200 sont traités par hélicoptère et près de 300 par drones. Le traitement par des moyens aériens est une spécificité suisse unique en Europe. L’apparition des drones en 2016 a conduit à la mise en place en 2019 d’une réglementation plutôt permissive qui considère ces engins comme un moyen de traitement terrestre, même s’il faut obtenir une autorisation auprès de… l’Office Fédéral de l’aviation civile (OFAC). Des pionniers du secteur critiquent le laxisme de cette réglementation.

Pourquoi c’est polémique. En Suisse, la première demande d’autorisation d’utiliser des drones pour épandre des produits phytosanitaires sur les vignes a été faite par Fly & Film en 2016. Après des essais en collaboration avec l’Agroscope, l’entreprise valaisanne a dû profondément modifier sa rampe de traitements pour obtenir plus de précision et surtout d’homogénéité dans l’application des produits phytosanitaires. La hauteur de vol au-dessus des cultures était aussi très limitée. Toutefois, la réglementation adoptée par la Confédération en 2019 autorise une dispersion depuis une altitude de 6 mètres et donc une dérive (la part de produits qui sortent de la zone visée) plus importante qu’initialement.

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