Trois milliards pour un élixir de jouvence pour milliardaires

La fontaine de jouvence peinte par Lucas Cranach en 1546./Staatliche Museen zu Berlin, Gemäldegalerie /Jörg P. Anders

Altos Labs, une start-up de la Silicon Valley, a levé le montant record de 3 milliards de dollars pour son premier tour de financement, révèle The Economist. Fondée par le milliardaire israélo-russe et premier investisseur de Facebook Yuri Milner, et sans doute par Jeff Bezos d’Amazon, l’entreprise ambitionne de rajeunir les cellules en combinant reprogrammation cellulaire et édition génétique. Une rupture de plus des ultra riches d’avec le reste d’entre nous pauvres mortels? De philanthropique au départ, le projet est en tout cas aujourd’hui devenu entrepreneurial, avec un clair objectif de retour sur investissement.

Pourquoi c’est pas gagné. Le rêve de la jeunesse éternelle est aussi vieux que la civilisation. C’est le moteur du premier récit jamais écrit: L’épopée de Gilgamesh. Il y a une dizaine d’années, les fondateurs de Google avaient lancé Calico avec des promesses similaires qui ne se sont pas matérialisées. Le recrutement de chercheurs nobélisés, comme le pionnier des cellules souches reprogrammables Shinya Yamanaka, et de stars du Salk Institute ou de l’Université de Cambridge donne évidemment une aura de sérieux à Altos Labs.

Reste que le vieillissement est un processus infiniment complexe. Jusqu’à présent la reprogrammation cellulaire a surtout produit des cancers chez des souris de laboratoires. Au pire, Altos Lab pourrait produire de nouvelles connaissances, même si le rêve transhumaniste d’élixir de jouvence de ses fondateurs reste élusif.

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