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«Poutine a perdu la guerre de l’information mais pas encore la cyberguerre»

La centrale nucléaire de Wolf Creek au Texas a fait l’objet d’une cyberattaque par le groupe russe Energetic Bear en 2017./Wolf Creek

Invitée de la conférence South By Southwest, qui se tient cette semaine à Austin (Texas), l’experte en cybersécurité Nicole Perlroth a livré une analyse affûtée des enjeux de la guerre numérique entre l’Ouest et la Russie, dans le prolongement de la guerre en Ukraine. Auteure il y a un an d’un livre prémonitoire (C’est comme cela qu’ils m’ont dit que le monde finira) qui débute à Kiev, la journaliste spécialisée du New York Times devenue consultante auprès de l’Agence américaine de cybersécurité (Cisa) considère que la Russie a perdu la guerre de l’information dans les pays de l’OTAN, mais qu’il lui reste les cyberattaques. Un échelon plus probable selon elle que celui du nucléaire dans l’escalade du conflit.

Pourquoi c’est important. En agitant la menace nucléaire dès le 7 février lors de sa conférence de presse avec le président français Emmanuel Macron, en la réitérant depuis et en déployant des troupes dans des sites nucléaires sensibles, Vladimir Poutine a informé d’emblée les pays de l’OTAN de l’échelon ultime qu’atteindrait une escalade du conflit. Cet emploi de la dissuasion ne doit pas faire oublier qu’il y a des échelons intermédiaires pour dissuader les occidentaux d’intervenir. Toutefois, la dissuasion existe aussi dans la cyberguerre.

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