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Pour la surveillance, pas de frontière entre Etats-Unis et Mexique

Image d'illustration | Keystone / Christian Beutler

Rien ne pouvait arrêter les Autorités fédérales américaines pour attraper deux militants anti-racistes, accusés d'avoir mis le feu à plusieurs bâtiments dans le Minnesota juste après la mort de George Floyd, en 2020, et pincés au Mexique après une longue cavale. Or l'utilisation par la police mexicaine (sur demande officielle de Washington) d'un logiciel de reconnaissance faciale controversé interroge.

Pourquoi c’est intéressant. La saga de huit mois de cavale du jeune couple du Minnesota a révélé la porosité des frontières en matière de surveillance. Pour retrouver les fugitifs, la police mexicaine a déployé un logiciel de reconnaissance dernier cri et près de 1300 caméras issues d’une société chinoise, Dahua Technology. Le tout sur demande explicite du FBI.

Basée à Hangzhou, Dahua Technology est détenue en partie par l’Etat chinois et s’affirme comme un géant de la vidéosurveillance. L’année dernière, elle réalisait un chiffre d’affaires de près de 27 milliards de dollars.

Ironie du sort: Dahua, avait été mise sur liste noire par l’administration Trump en 2019. Ceci dans un contexte de guerre commerciale avec la Chine, mais aussi d’examen des violations des droits humains contre les musulmans dans la région du Xinjiang.

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The New York Times

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