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Pétrole: le fabuleux destin de l’enquête sur Gunvor en Equateur

Situé à la rue du Rhône, le siège de Gunvor intéresse à nouveau la justice suisse. Keystone / Martial Trezzini

Ce n’est qu’une demi-suprise. La semaine dernière, le Ministère public de la Confédération (MPC) a annoncé, dans un communiqué inhabituel, l’ouverture d’une procédure pénale en lien avec les activités d’une société de négoce de pétrole en Equateur. La firme n’est pas nommée, mais il s’agit, sans aucun doute possible, de Gunvor, établie à Genève. L’autorité, qui se base sur les documents judiciaires américains dont Heidi.news s’est récemment fait l’écho, veut vérifier si des infractions ont été commises depuis la Suisse. L’an dernier, les Etats-Unis ont lancé des poursuites pour corruption et blanchiment d’argent contre un ancien employé du groupe, devenu son consultant – il a plaidé coupable et risque vingt ans de prison.

Orgueil. Le MPC a peut-être été piqué au vif. En 2019, il avait condamné Gunvor pour des faits de corruption commis au Congo et en Côte d’Ivoire. Le groupe jurait qu’on ne l’y reprendrait plus, que les faits étaient anciens (2009-2012) et qu’il s’était doté de procédures de conformité de classe mondiale. Il applique désormais la tolérance zéro, comme il l’explique régulièrement. Or voilà que ses affaires équatoriennes, qui se sont déroulées entre 2009 et 2020, remettent en cause ces engagements.

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