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Patrons et syndicats attentifs à la hausse du contrôle au travail

Les dispositifs de contrôle sanitaire ont fleuri un peu partout, mais sont-ils toujours proportionnés et bien utilisés? | Photo d'illustration Ansa / Luca Zennaro

Les impératifs sanitaires de la crise Covid-19 ont accéléré certains processus de la société. Dont le contrôle des employés par les entreprises. Innovation, solutions, sécurité, surveillance, coercition, libertés: dans cette série d'articles, Heidi.news plonge dans ce monde en pleine mutation.

L’accélération de la surveillance technologique du travail favorisée par la pandémie de coronavirus concerne aussi la Suisse. De la prise de la température corporelle par des caméras thermiques à l’analyse des comportements par des logiciels utilisés par les travailleurs, en passant par un boîtier qui enregistre les contacts physiques rapprochés, ces dispositifs de surveillance s’inscrivent dans une tendance lourde de notre époque. Quelles sont les limites à ne pas dépasser? Comment les associations patronales se positionnent-elles sur ces mesures intrusives? C’est ce que Heidi.News a voulu savoir.

Utile ou contreproductif? Les organisations patronales contactées – Union patronale suisse, Centre patronal, Fédération des entreprises romandes – n’ont pas connaissance de cas concrets où des moyens technologiques ont été mis en œuvre pour surveiller les collaboratrices et les collaborateurs en entreprise. Il est évidemment compliqué d’évaluer avec précision l’ampleur de ce phénomène, mais ces situations existent, comme l’a démontré notre enquête. Ces mesures ayant un coût souvent élevé, il est probable qu’elles soient pour l’heure essentiellement appliquées par de grandes entreprises.

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