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Novartis s'empresse d'acheter une thérapie génique suisse

Robert MacLaren, président du conseil clinique d'Arctos, effectuant une opération de thérapie génique. | Arctos Medical

Après avoir longtemps fait leurs courses à coup de milliards dans la biotech américaine, les géants helvétiques de la pharma seraient-ils en train de se rendre compte du potentiel des start-up suisses? C’est ce que suggère le rachat de la start-up bernoise Arctos Medical annoncé par Novartis ce 21 septembre. Cette entreprise, spin-off de l’Université de Berne, n’a été créée qu’il y a un an et demi et elle n’est pourtant pas encore entrée dans la phase des essais cliniques sur l’homme. Sa technologie de thérapie génique pour restaurer la vision est cependant suffisamment prometteuse pour avoir motivé Novartis à prendre le risque d’une acquisition express.

Pourquoi c’est significatif. En 2018 Novartis achetait à Spark Therapeutics, une biotech de Philadelphie, les droits du Luxturna, un traitement contre une dégénérescence héréditaire de la rétine et la première thérapie génique jamais autorisée par l’agence du médicament américain. L’an dernier, c’était au tour de la biotech américaine Vedere Bio, qui développe une autre thérapie génique pour restaurer la vision, d’être reprise pour 280 millions de dollars par le géant suisse. Le rachat d’Arctos Medical souligne les ambitions du groupe suisse dans l’optogénétique. Parce que ce domaine émergent des thérapies géniques promet rien de moins que de restaurer la vision de potentiellement des centaines de millions de patients.

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