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Mémoires à ADN: tout l’internet enregistré dans une tasse de thé

Un gramme d'ADN peut contenir 215 petabytes de données numériques./DDSA

Le stockage d’informations sur le support d’ADN de synthèse est sur le point d’être commercialisé selon deux des entreprises de la DNA Data Storage Alliance: Illumina et Twist Bioscience. Après des démonstrations de faisabilité avec Netflix et les écoles polytechniques suisses, cette technologie futuriste qui offre l’avantage d’un stockage quasiment sans électricité atteint l’horizon immédiat. Une solution pour garantir la souveraineté numérique de la Suisse?

Pourquoi c’est l’avenir. En trois ans seulement, les données que nous créons avec nos photos sur Instagram, nos transactions en bitcoin, mais aussi nos comptes bancaires ou nos déclarations d’impôts en ligne, bref toute notre vie numérique, ont doublé. Elles sont passés de 30 zettabytes en 2017 à 64 en 2020 dans le monde. Et un zettabytes, c’est approximativement un milliard de téraoctets… Conservées dans des datacenters réfrigérés, ces données sont énergivores avec les mémoires actuelles. Étudiées depuis quelques années, le stockage de 0 et de 1 sur la forme des quatre bases (A,C,G,T) de l’ADN est une alternative aussi verte que crédible.

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