Lonza au cœur de la drôle de vente d’un centre de vaccins anglais

A peine sorti de terre, le centre britannique pour préparer les futures pandémies est mis en vente. | VMIC

Alors qu’une session spéciale de l‘Organisation mondiale de la santé débat à Genève de la mise en place d’un instrument unifié pour lutter contre les futures pandémies, le gouvernement britannique a mis aux enchères le centre de développement de vaccins futuriste qu’il achève à peine, révèle le Financial Times. Manière de dire que la réponse des industriels à la pandémie de coronavirus suffit et que les vaccins n’ont plus besoin d’un centre supporté par l’Etat? C’est ce que pensent les personnes proches du dossier interviewées par le journal financier, qui relève que, parmi les acquéreurs potentiels de ce centre, on retrouve le japonais Fujifilm, le britannique BioMedica et le groupe suisse Lonza.

Pourquoi c’est étonnant. Initié en 2018, le Vaccine Manufacturing Innovation Centre (VIMC), situé à Harwell près d’Oxford, a coûté l’équivalent de 250 millions de francs aux contribuables britanniques. Présenté comme l’instrument du gouvernement britannique pour lutter contre de futures pandémies, ses travaux ont été accéléré afin qu’il soit prêt en 2022. Sa mise en vente serait justifiée maintenant par la mise en place d’énormes capacités privées de production de vaccins avec la pandémie de Covid-19. En septembre dernier, l’entreprise française Valneva, qui développe un vaccin Covid, avait renoncé à le fabriquer dans le centre britannique pour lui préférer un concurrent écossais.

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