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Les progrès des neurosciences nécessitent-ils de nouveaux droits de l’Homme?

En rendant les neurones sensibles à la lumière, l’optogénétique permet d'intervenir sur le cerveau. | Keystone / Karl Deisseroth

Quelles sont les limites entre des technologies médicales réparatrices et celles qui servent au bien-être? Pourra-t-on augmenter certaines fonctions cognitives ou la mémoire dans un but de performance? Est-il éthique d’humaniser le cerveau des singes de laboratoire en les dotant de gènes humains dans un but expérimental? Qui a le droit d’utiliser les données extraites des signaux cérébraux de patients, et pour quoi faire? Ces questions étaient au cœur d’une passionnante session du sommet organisé le 7 octobre par le Geneva Science and Diplomacy Anticipator (Gesda) à Genève.

Pourquoi c’est important. Les deux dernières décennies ont vu des avancées exceptionnelles dans le domaine des neurosciences. De nouvelles technologies permettent d’extraire des données à partir des signaux cérébraux mais aussi d’en «écrire», comme c’est le cas avec la stimulation profonde du cerveau pour les patients atteints de Parkinson. D’autres encore plus radicales se dessinent. Les panélistes invités par le Gesda débattaient de la nécessité nouvelle d’encadrer ces développements. Au point de devoir ajouter des garde-fous à la convention internationale sur les Droits de l’Homme ?

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