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Les prix du pain et des pâtes incertains face à la flambée du cours du blé

Les mauvaises récoltes des principaux producteurs de blé dans le monde ont entraîné une hausse des prix sur le marché mondial. | Keystone / Charlie Riedel

Sous l’effet de la sécheresse en Amérique du Nord et des inondations en Europe, les principaux producteurs de blé (Canada, Europe, Russie et Ukraine) ont vu leurs récoltes chuter en 2021, entraînant une flambée des prix sur le marché mondial: en un an, le cours du blé tendre est passé de 177 à 250 euros la tonne et celui du blé dur de 265 à 335 euros la tonne. La Suisse semble, au premier abord, épargnée par ces fluctuations, car les prix du blé n’y ont pas bougé depuis 2014 et la production du pays permet de répondre à la demande localement. Pour autant, cela ne garantit pas la stabilité des prix du pain et des pâtes, car la Suisse importe du pain précuit de France et d’Europe de l’Est, dont le prix dépend de celui du blé sur le marché mondial.

Pour l’instant, rien ne bouge. En Suisse, un quart du pain est issu de boulangeries. Le reste vient de grandes surfaces et des stations d’essence. Si le pain et la farine vendus par Migros sont en majorité suisses, les pâtes alimentaires sont produites à partir de blé dur généralement importé du Canada ou de l’Union européenne. Pour l’instant, les produits en rayon sont issus de la récolte 2020. Migros a déclaré au quotidien Le Temps qu’il n’était pas encore possible de prévoir l’évolution des prix pour les prochaines semaines et qu’aucun ajustement n’était prévu pour l’instant. Aldi, dont 80 % de la gamme de pains vient de Suisse, assure que la hausse des prix d’achat de la matière première ne se répercutera pas sur les prix de vente.

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