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Les acteurs privés se bousculent dans la fusion nucléaire

En Californie, TAE Technologies développe un réacteur à fusion utilisant des accélérateurs de particules./TAE

Elles s’appellent First Light Fusion au Royaume-Uni, Helion aux Etats-Unis ou encore General Fusion au Canada… En tout 35 entreprises privées, pour la plupart de création récente, se sont lancées dans la quête de la fusion nucléaire, rapporte le Financial Times. Certaines évoquent même l’horizon de 2030 pour la première production d’électricité commerciale. Or, jusqu’ici, la quête de la fusion nucléaire et sa promesse d’énergie décarbonée et abondante demeurait pour l’essentiel la chasse gardée des gouvernements, à l’instar du projet de réacteur expérimental ITER en construction dans le sud de la France. Les 2,3 milliards de dollars investis dans ces start-up sont-ils le signe de la maturité pour la fusion?

Pourquoi c’est passionnant. La fusion nucléaire est la promesse d’une électricité abondante, bon marché, décarbonée et qui, par rapport à la fission nucléaire de nos centrales actuelles, produirait moins de déchets avec moins de risques d’accidents. Mais depuis soixante ans, c’est une promesse sans cesse renvoyée aux vingt prochaines années. La fusion nécessite des températures très élevées et un confinement électromagnétique, et de ce fait consomme plus d’électricité qu’elle n’en produit. Le Financial Times observe cependant des progrès, comme la réussite d’une réaction d’une durée record par une machine chinoise en mai dernier ou encore le développement de nouveaux supraconducteurs plus puissants par une start-up issue du MIT.

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