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Le gaz de schiste liquéfié au Texas suffira-t-il pour l’Europe?

Le terminal de GNL de Cheniere à Corpus Christi./Heidi.news

Le président américain Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont annoncé vendredi 18 mars la création d'un groupe de travail pour réduire la dépendance de l'Europe à l'égard du gaz russe, en particulier en important davantage de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers l'Europe. En 2021, l'UE s'est procuré environ 40% de son gaz en Russie. Ces flux avaient ralenti dans les mois qui ont précédé la guerre en Ukraine et les stocks sont au plus bas. Dans le même temps, les exportations de GNL américain vers l’Europe sont passées de 30% à 70% au cours des trois premiers mois de l’année. Il semble difficile de faire plus à court terme.

Pourquoi c’est important. L'Europe et la Suisse (qui importe son gaz depuis l’Allemagne et la France) sont dans une situation précaire. La transition vers les énergies renouvelables ne permet pas encore de s’affranchir des combustibles fossiles. Alors que la Russie détruit les villes d'Ukraine, les Etats-Unis rallient leurs alliés de l'OTAN en leur promettant du gaz. Dans le même temps, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat lance un avertissement alarmant sur le réchauffement de la planète. Dans ce contexte, le recours au GNL américain apparait comme une fausse solution à court terme et un engagement délétère à long terme.

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