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Le Conseil des Etats veut relever à 65 ans l’âge de la retraite des femmes

Comme lors des précédentes réformes, de nombreuses femmes combattront la hausse de l'âge de la retraite | Keystone-ATS / Martial Trezzini

Le Parlement revient à la charge sur l’âge de la retraite des femmes. Lundi en soirée, le Conseil des Etats s’est nettement prononcé en faveur d’un alignement sur celui des hommes, fixé à 65 ans. Cette harmonisation vise à générer des économies de dix milliards de francs, sur les 26 milliards qui doivent être trouvés d’ici 2030 pour assurer l’équilibre entre les recettes et les dépenses de l’AVS. Les sénateurs n’ont pas remis en cause l’existence d’un déficit structurel résultant du vieillissement de la population.

Pourquoi c’est épineux. Prévue pour une entrée en vigueur en 2022, la réforme AVS 21 fait suite à deux précédentes tentatives, rejetées dans les urnes. «Le relèvement de l'âge de référence n'est ni une évidence, ni un acquis, mais c'est une année de rentes à verser en moins», a justifié le ministre des affaires sociales, Alain Berset. Pour limiter le risque d’un troisième échec, le Conseil fédéral a prévu une série de compensations. Il propose notamment de consacrer la somme de 700 millions de francs aux femmes de la génération dite transitoire, nées en 1959 et 1967.

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