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«La pandémie de ransomwares résulte de l’industrialisation de la cybercriminalité»

65 000 attaques par ransomware ont réussi en 2020 dans le monde./Keystone

Depuis quelques mois, les ransomwares, attaques consistant à bloquer des services informatiques avec un virus et à en restituer les fonctionnalités contre rançon, semblent à la fois se multiplier et changer d’échelle. Les pirates ne s’attaquent plus à des entreprises individuelles mais à des services informatiques comme l’entreprise américaine de gestion de réseaux Kaseya et, dernièrement, la société de conseil française Keyrus. Pour Stéphane Duguin directeur du Cyberpeace Institute, une ONG genevoise spécialisée dans les menaces numériques, cela illustre une évolution en profondeur du modèle d’affaires des hackers.

Pourquoi c’est important. Le boom des attaques par ransomware était l’un des principaux sujets de discussion lors la rencontre entres les présidents russes Vladimir Poutine et américain Joe Biden à Genève le 16 juin. Non seulement parce que les groupes de hackers impliqués dans ces attaques comme REvil, soupçonné dans le cas récent de Kaseya, sont souvent russophones à défaut d’être basés en Russie, mais parce que la croissance de ces attaques devient un enjeu géopolitique.

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