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La flambée du bitcoin fait exploser les prix de l’art digital authentifié par NFT

Extrait de "Everydays: the First 5000 Days» de l'artiste techno satirique Mike Winkelmann dit «Beeple» / Beeple

Avec une enchère de 69 millions de dollars attribuée chez Christie’s jeudi 11 mars à un fichier Jpeg, «Everydays: the First 5000 Days» de l'artiste techno satirique Mike Winkelmann, dit «Beeple», on n’est plus très loin du record des ventes classiques d’art en 2020: 84 millions pour le «Triptych Inspired by the Oresteia of Aeschylus » de Francis Bacon. Et nettement au-dessus des suivants: 46 millions pour le «Nude With Joyous Painting» de Roy Lichtenstein et 41 millions pour le «Nichols Canyon» de David Hockney. Le bitcoin, passé en un an de 6000 à 60’000 dollars, alimente un phénomène inédit: l’explosion des ventes d’art digital. Grâce à une technologie d’authentification, les Non Fungible Token (NFT), qui se décline dans de nouveaux projets en Suisse.

Pourquoi c’est intéressant. Prodigue et créatif en innovations artistiques depuis deux décennies, le numérique posait une difficulté particulière aux artistes: comment commercialiser des œuvres copiables à l’infini d’un simple clic? Héritée du bitcoin, la technologie de registre numérique blockchain contourne cette difficulté en authentifiant de manière définitive l’œuvre originale en l’associant à un jeton numérique infalsifiable. Sur les plateformes spécialisées comme Superare ou Nifty Gateway, les ventes s’envolent alimentées par l’enrichissement des nouveaux millionnaires du bitcoin ou de l’Ether. Avec une question: ce cryptoart est-il durable dans tous les sens du terme?

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