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L'instrumentalisation du ras-le-bol peut conduire au chaos

Troisième manifestation de l'année à Neuchâtel | Keystone-ATS / Sandra Hildebrandt

Une partie de la population pourrait bien être à bout. Mesures restrictives, vies entravées, naufrages de pans entiers de l’économie, sentiment d’impuissance. Une colère mêlée à la fatigue, alimentée par une météo qui invite aux rassemblements… le potentiel explosif est inquiétant. D’autant plus quand cette colère est instrumentalisée contre le système, par des intérêts personnels, sans aucune proposition alternative.

Pourquoi on en parle. Parce que tout le monde en parle, de ce mal-être, de cette morosité dépressive, de cette lassitude. Loin d’atteindre les niveaux de violence des émeutes aux Pays-Bas, au Danemark ou ailleurs, la Suisse connaît, elle aussi, de premiers débordements. Vendredi, entre 150 et 200 manifestants se sont réunis à Genève pour réclamer «la liberté». Samedi, ils étaient 800 à Neuchâtel, selon les organisateurs – la troisième manifestation dans cette ville depuis le début de l’année.

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