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Glencore: la retraite dorée d’Ivan le terrible

Ivan Glasenberg. Photo: Keystone

Par ses fonctions et sa fortune, Ivan Glasenberg pèse à lui seul davantage que le PIB de certains des pays où sa firme opère. Glencore, la firme qu’il dirige, est si puissante, si décriée, que de nombreux observateurs ont réduit l’initiative pour des multinationales responsables à une «Lex Glencore». Son rejet de justesse le 29 novembre constitue une ultime victoire pour Ivan Glasenberg, qui a annoncé vendredi 4 décembre qu’il quittera son poste de CEO dans le courant du premier semestre 2021, à l’âge de 64 ans. Portrait.

Le charbon et tout le reste. Ivan Glasenberg passera le relais à Gary Nagle, 45 ans, jusqu’alors responsable de l’extraction du charbon au sein du groupe. Ce dernier quittera prochainement l’Australie pour rejoindre le siège de Baar, dans le canton de Zoug. Que ces deux hommes aient en commun de devoir leur carrière au combustible le plus polluant n’empêche pas la firme de soutenir, dans le communiqué de presse accompagnant cette annonce, qu’elle jouit d’une position «unique pour jouer un rôle essentiel dans la transition globale vers une économie à basse consommation de carbone». Le chemin est toutefois encore long, puisque le charbon représente à lui seul 10% de la marge opérationnelle du groupe.

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