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Faute de pouvoir fixer leurs prix, les commerces libanais ferment

La semaine dernière, des centaines de pharmacies ont fermé leurs portes pour protester contre la dévaluation de la livre libanaise. Keystone / Wael Hamzeh

Mardi 16 mars, la monnaie libanaise a franchi un seuil dans sa dévaluation. Elle s’échangeait à 15’000 livres pour un dollar sur le marché parallèle. Sa valeur réelle était ainsi dix fois moindre que celle du taux de change officiel, toujours établi à 1507,5 livres. Depuis, la devise fluctue tellement que les commerçants et les fournisseurs sont incapables de fixer leurs prix. Les soupçons de manipulation du marché se multiplient.

A quoi ressemble le quotidien. A la suite de cette dégringolade, le pays s’est retrouvé figé. Abasourdi. Les distributeurs de produits importés ont cessé de livrer. De nombreux commerçants ont fermé. «Les fournisseurs ont changé les prix quatre fois en 48 heures. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte dans cette situation? Alors on a fermé pendant deux jours», explique Bilal Ghazaly, vendeur de cigarettes et d’alcool à Bourj Hammoud, le quartier arménien de Beyrouth connu pour ses commerces. Il ajoute: «Maintenant, j’ai rouvert mon magasin pour ne pas perdre mes clients. Mais chaque soir, je calcule mes pertes».

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