Et si Elon Musk renonçait finalement à acheter Twitter?

Elon Musk a signé un accord avec Twitter qui prévoit une pénalité d'un milliard de dollars en cas de rupture. | Keystone/DPA / Karl-Josef Hildenbrand

Ce scénario est esquissé par Reuters. Le milliardaire Elon Musk, qui s’est engagé à acheter Twitter pour 44 milliards de dollars, pourrait finalement changer d’avis. Le processus de rachat va prendre plusieurs mois. Les deux parties se sont engagées à respecter certaines règles durant cette période. En cas de rupture du contrat, une pénalité d’un milliard de dollars s’appliquerait.

Pourquoi ce n’est pas si improbable. Comme le souligne Reuters, Elon Musk s’est déjà engagé par le passé dans des démarches avant de changer d’avis. Il avait notamment promis de créer une entreprise pour concurrencer See’s Candies, un célèbre confiseur américain détenu par le milliardaire Warren Buffett.

Ce qui rend ce scénario plausible aux yeux de l’agence de presse, c’est la situation de Tesla. L’entreprise a perdu un cinquième de sa valeur depuis l’annonce de la prise de participation d’Elon Musk dans Twitter, les investisseurs ayant anticipé le fait que le milliardaire pourrait vendre des parts pour financer le rachat du réseau social. En revenant en arrière, une éventuelle remontée du cours des actions de Tesla pourrait suffire à couvrir la pénalité de rupture prévue par le contrat.

Accord déjà rompu? Quartz relève de son côté qu’Elon Musk aurait déjà potentiellement violé l’accord qui le lie à Twitter, au lendemain de sa conclusion. Le document prévoit que le milliardaire peut s’exprimer sur le réseau social à propos du futur rachat «tant que ces [publications] ne dénigrent pas [Twitter] ou l’un de ses représentants». Or, le patron de Tesla a publiquement critiqué Vijaya Gadde, principale avocate et responsable de la sécurité et de la confiance chez Twitter. Si ce tweet ne devrait pas porter préjudice à Elon Musk dans l’immédiat, il montre surtout qu’avec son tempérament, beaucoup de choses peuvent encore se produire d’ici à la finalisation du rachat.

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