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Même en cas d’embargo sur le gaz russe, la Suisse peut tenir jusqu'à la fin de l'hiver

Gazoduc Nord Stream 2 | Keystone / AP / MICHAEL SOHN

Les tensions croissantes liées à la crise entre l’Ukraine et la Russie, entre sanctions et menaces de contre-sanctions, soulèvent la question de l’approvisionnement en gaz de l’Europe. La Suisse est aussi concernée, puisqu’elle achète du gaz russe, principalement via l’Allemagne. Alors que le nouveau gazoduc Nord Stream 2, opérationnel depuis le 15 septembre — mais qui restait en attente de certification — vient d’être suspendu par Berlin, les regards se tournent vers Nord Stream 1 et son éventuelle fermeture.

Pourquoi c’est important. En temps normal, la Russie fournit 40% de son gaz à l’Europe. Mais ce chiffre a déjà chuté à 12% avec la crise ukrainienne. Par ailleurs, le gaz naturel alimente 13% de la consommation énergétique suisse. La Suisse ne stocke pas de gaz sur son territoire: elle est dépendante de ses voisins allemands et français à qui elle rachète le gaz d’origine étrangère. La baisse déjà amorcée des importations de gaz russe est en partie compensée par celles de gaz liquéfié, essentiellement américain, mais un rééquilibrage prendra du temps, alors que les stocks européens sont au tiers de leurs capacités.

La Suisse romande est cependant en meilleure position que la Suisse alémanique pour passer les dernières semaines de l’hiver.

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