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«En achetant l'or à Dubaï, les raffineries suisses se distancient des problèmes des mines»

Keystone / Sam Mednick

Valeur refuge par excellence, l’or suscite la convoitise en cette période de crise. Ce mois, l’once a dépassé le seuil de 1800 dollars pour la première fois depuis neuf ans. Depuis le début de l’année, les investisseurs ont placé plus de 40 milliards de dollars dans des fonds adossés au précieux métal. En ce sens, l’enquête approfondie publiée jeudi 16 juillet par Swissaid sur l’origine de l’or importé en Suisse tombe à point nommé. Le tableau révélé n’est guère reluisant, en dépit des déclarations des raffineurs, qui soutiennent que leurs chaînes d’approvisionnement sont responsables, c’est-à-dire conformes aux exigences environnementales et respectueuses des droits humains.

Solidement documenté, le travail de l’ONG lève le voile d’opacité qui enveloppe cette filière, depuis les mines artisanales du Soudan et du Surinam jusqu’aux clients finaux – banques et groupes technologiques, en passant par Dubaï et la Suisse. Hébergeant quatre grandes raffineries, la Suisse traite, chaque année, l’équivalent de deux tiers de la production mondiale. Le rapport se focalise sur les liens entre le géant émirati Kaloti, sulfureux mais incontournable, et la société Valcambi, qui exploite la plus grande raffinerie de la planète, capable de traiter 1200 tonnes d’or dans le Tessin. Interview de Marc Ummel, responsable des matières premières chez Swissaid et auteur principal de cette enquête.

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