Du riz et du sorgho OGM pour capturer le CO2 dans l’atmosphère

Les chercheurs de l'IGI analysent les microbes dans le sol de plantations de riz qui stockent et relâchent du CO2./IGI

L'Innovative genomics institute, un centre de recherche de Berkeley en Californie fondé par Jennifer Doudna, la co-inventrice nobélisée des ciseaux génétiques CRISPR-Cas9, veut modifier les gènes de plantes de culture comme le riz et le sorgho afin de renforcer leur aptitude au stockage du CO2 rapporte la Technology Review. Ce programme destiné à diminuer la présence dans l’atmosphère du CO2, issu des émissions humaines et responsable de l’effet de serre qui réchauffe le climat, est financé par une subvention de 11 millions de dollars de la fondation du patron de Facebook, Mark Zuckerberg.

Pourquoi c’est faustien. La géoingénierie, un ensemble de technologies destinées à capturer le carbone dans l’atmosphère, rencontre un intérêt croissant face à l’urgence climatique. Ce solutionnisme technique est cependant contesté dans la mesure où il pourrait prolonger l’utilisation d’énergies fossiles émettrices. La piste ouverte par Jennifer Doudna, consistant à modifier la photosynthèse et augmenter l’enracinement pour stocker plus de CO2 dans le sol, fait face à d’importants défis biologiques. Elle demande l’édition de plusieurs gènes en parallèle, ce qui reste difficile. Et même en cas de succès, elle ne manquera pas de rouvrir le débat sur l’impact des OGM sur l’environnement.

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