Deux diplômés suisses millionnaires grâce à un purificateur d'air

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Deux diplômés de l’Ecole polytechnique fédérale ont développé un filtre à air pour lutter contre le smog présent dans les grandes villes chinoises. Covid-19 oblige, cette technologie suscite aujourd’hui l’intérêt du monde entier, relève le Blick. En cause: cette invention ne filtre pas uniquement les particules de smog, mais aussi les virus et les bactéries. Les deux fondateurs de la start-up Aeris, basée dans la commune de Cham, dans le canton de Zoug, sont aujourd’hui millionnaires. Ils viennent de vendre Aeris au groupe technologique américain iRobot pour 72 millions de dollars. Désormais, ils sont employés de l’entreprise américaine au département qualité de l’air.

Pourquoi c’est intéressant. L’aération et la filtration de l’air sont considérées par de nombreux experts comme des mesures essentielles pour limiter les contaminations dans les lieux fermés. De plus en plus de pays s’intéressent aux technologies qui permettent de filtrer l’air. Aeris vient tout juste de livrer quelque 15’000 appareils à l’Australie, pour équiper toutes les salles de classe de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud.

Si en Suisse, les recommandations se limitent à l’aération, d’autres pays, comme les Etats-Unis ou l’Allemagne, ont fait des purificateurs d’air des mesures reconnues de lutte contre la pandémie, mettant même en place des programmes de subventions publiques pour équiper les hôpitaux, les écoles et les cabinets médicaux.

Si le coronavirus a sans doute participé à la popularisation du produit commercialisé par Aeris, les deux ingénieurs sont convaincus que leur invention aurait connu un énorme succès sans la pandémie. Les ventes de la start-up enregistraient des hausses de 300% à 700% avant le printemps 2020. Hormis la Chine, les Etats-Unis s’y intéressaient déjà.

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