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Comment Coop a maté la rébellion climatique

Keystone / Georgios Kefalas

«Coop: par nous, pour nous». Avec ce slogan, le numéro un de la distribution suisse (30,7 milliards de francs de chiffre d’affaires en 2019) met volontiers en avant sa «structure coopérative». Mais dans les faits, il se révèle nettement moins démocratique: alors qu’un collectif écologiste souhaitait intégrer ses conseils régionaux, son Conseil d'administration a décidé, juste avant les délais électoraux, de resserrer les critères d’éligibilité, rendant quasiment impossible la candidature d’une liste alternative.

Pourquoi c’est problématique. Les décisions de Coop (il faut désormais plus de signatures pour présenter une liste alternative à la Coop que pour faire aboutir une initiative nationale), et surtout leur timing, interpellent. On peut s'interroger sur ce qu’il reste de démocratique chez les deux géants de la distribution, étant donné que Migros a également verrouillé son «système électoral» dans les années 1980.

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