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Chelsea Manning: «La surveillance ira aussi loin que possible»

Chelsea Manning est connue pour avoir révélé les exactions commises par des soldats américains contre des civils irakiens | AP Photo / Steven Senne

L’ancienne analyste de l’armée américaine Chelsea Manning a récemment rejoint le projet de la start-up neuchâteloise Nym Technologies. Dans une interview accordée à Heidi.news, elle livre un constat limpide sur les enjeux liés aux technologies: les entreprises et les gouvernements iront aussi loin qu’ils le peuvent en matière de surveillance. Elle salue la régulation européenne, mais demeure pessimiste quant à la capacité du Parlement européen à résister au puissant lobbyisme exercé par les géants de la tech pour limiter la portée du Règlement général sur la protection des données.

Connue mondialement pour avoir révélé les exactions commises par des soldats américains en Iraq, la lanceuse d’alerte avait été condamnée pour trahison et incarcérée de 2010 à 2017. En mai 2019, alors qu’elle refuse de témoigner dans l’enquête dirigée contre Wikileaks, elle est de nouveau emprisonnée. Elle a été libérée en mars 2020. Depuis, elle met à profit ses compétences et son expérience au sein de l’armée américaine pour favoriser le développement de technologies qui protègent les individus. Elle ne souhaite plus s’exprimer sur son passé.

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