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Avec Cedille, la Suisse invente sa propre IA francophone

Florian Laurent et Martin Müller, ingénieurs en machine learning pour Cedille | DR

La cédille, c’est ce petit signe typographique sous le ç, qui peut changer le sens d’un mot en français. Et c’est aussi le nom d’un modèle d’intelligence artificielle (IA) en traitement du langage en français, issu d’une jeune pousse hébergée à l’EPFL Innovation Park. Le principe: écrivez le début d’un texte dans la langue de Molière, et l’IA, librement accessible dans sa version bêta depuis le 9 novembre, écrira la suite. L’app a connu un beau démarrage, puisque plus de 80’000 textes ont déjà été générés par les curieux. Certains y ont vu un outil pour lutter contre le syndrome de la page blanche de l’écrivain, et d’autres, un excellent outil pour pasticher Nietzsche!

Pourquoi on en parle. Dans le champ des nouvelles technologies au sens large, et de l’intelligence artificielle en particulier, l’anglais a souvent fait figure de langue commune. C’est donc d’abord pour l’anglais qu’ont été développées les premières IA capable de traiter le langage écrit, adaptées dans un second temps seulement aux autres langues. La particularité de Cedille est d’être directement «entraînée» sur des textes en français, ce qui en fait l’un des modèles les plus performants sur ce marché. Cerise sur le gâteau: il est librement accessible en open source.

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