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Appareils connectés: un choix difficile, entre vie privée et sécurité

Image d'illustration | DR

Les appareils connectés qui ne sont pas fabriqués par les principaux géants de la technologie — comme Amazon ou Google — sont en général facile à pirater, relève le Washington Post. Le journal américain rappelle que de plus en plus de ménages font l’acquisition de ces technologies, comme des haut-parleurs, des frigos ou même des ampoules connectés.

Pourtant, ces appareils, lorsqu’ils ne sont pas issus d’une marque réputée, sont souvent des cibles faciles pour les hackers. Mais du côté des entreprises bien connues du grand public, comme Amazon ou Google, ce sont d’importantes questions en termes de protection des données qui se posent. Choisir entre respect de la vie privée et cybersécurité, tel est l’équation qui se présente actuellement aux consommateurs, estime le Washington Post.

Pourquoi c’est important. Le média cite Chet Wisniewski, un chercheur de la société de sécurité Sophos, qui a analysé les failles des appareils dits «intelligents» fabriqués par des marques moins connues. Selon lui, les logiciels qui sont intégrés à ces appareils sont souvent défectueux, et ne disposent pas de mises à jour de sécurité.

Selon l’expert, le principal problème de ces appareils issus de petites marques, c’est qu’il est souvent difficile de remonter jusqu’au fabricant. Si les logiciels sont à jour lorsque les appareils intelligents sont commercialisés, ils ne sont en général pas en mesure de recevoir des correctifs par la suite.

Un risque non négligeable. A priori, l’impact d’une ampoule connectée qui serait piratée par des hackers ne paraît pas très inquiétant. Mais Chet Wisniewski rappelle qu’il y a eu des exemples en début d’année de fournisseurs d’accès à internet submergés par un réseau unique composé de centaines de milliers d’appareils intelligents piratés. De telles attaques peuvent provoquer l’arrêt des services.

Ces appareils peuvent aussi servir de points d’accès pour pénétrer dans d’autres outils informatiques d’un ménage, relève Rik Ferguson, de la société de cybersécurité Trend Micro, cité par le Washington Post. A l’heure où les cyberattaques se multiplient, une telle perspective n’a rien de rassurant.

A l’heure où l’internet des objets — en lien avec le déploiement de la 5G — est promis à un avenir radieux, selon ses promoteurs, la question de la cybersécurité n’en est que plus brûlante. Les appareils intelligents vont se multiplier ces prochaines années, et vont concerner des pans toujours plus sensibles de la vie des individus — comme leur santé.

Pour les personnes soucieuses de leur sécurité informatique et qui tiennent absolument à acquérir des appareils connectés, la meilleure option reste, selon Chet Wisniewski, de s’orienter vers les grandes marques, qui ont des exigences élevées en la matière. Mais pour celles et ceux qui s’inquiètent également des aspects de confidentialité, le meilleur choix reste peut-être d’opter pour des appareils… non connectés.

Et le journal d’en conclure que le consommateur a toujours la possibilité de se renseigner avant d’introduire n’importe quel appareil dans son foyer. Et qu’il a aussi une autre capacité: celle de dire non, parfois.

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