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Antonio Hodgers: «A Genève, on loue tout si cher qu’il n’y a aucune incitation à rénover»

Installer des panneaux solaires ne suffira pas. Il faudra aussi rénover les gouffres énergétiques que sont les constructions des années 1960. Keystone / Salvatore Di Nolfi

Antonio Hodgers a dressé le bilan de son action à mi-législature. La priorité revendiquée de son Département du territoire est l’urgence climatique, décrétée par le Conseil d’État en 2019. A cette occasion, l’exécutif s’est fixé l’objectif extrêmement ambitieux de réduire de 60% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 (par rapport à leur niveau en 1990) et de viser la neutralité carbone en 2050. Cette société à 2000 watts par habitant suppose de diminuer significativement la consommation énergétique de l’habitat.

Pour adapter ses politiques publiques, le gouvernement s’est doté d’un Plan directeur de l’énergie. De ce plan découle une série de mesures qui engagent le canton. La principale consiste à limiter le gaspillage en rénovant le patrimoine bâti. Des investissements qui se chiffrent en milliards pour les propriétaires. Les règles changent et ils devront s’y adapter. Antonio Hodgers nous explique comment la législation énergétique devient régalienne au même titre que les impôts ou le code de la route.

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