Le Flux Sciences propose une sélection d’actualités scientifiques, certaines traitées en profondeur par ses journalistes spécialisés, d’autres, appelées «radars», repérées pour vous dans des médias de qualité.


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Al Gore: «Face au réchauffement, je refuse de croire que l'humanité est destinée à s'auto-détruire»

Al Gore n'a rien perdu de sa verve dans sa lutte pour sensibiliser aux effets délétères des changements climatiques | DR

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Même après son film «An inconvenient truth», même devant le climatoscepticisme de l’actuel président américain, même face aux ratés de la COP25 à Madrid, il croit encore que l’humanité va agir pour lutter contre les changements climatiques. Al Gore nous répond en exclusivité, analysant le vent nouveau qui souffle grâce aux jeunes manifestants, mais aussi aux Etats-Unis au sein d’une population qui voit désormais les effets du réchauffement. Un article qui lance notre série d’entretiens avec des personnalités qui positivisent encore face aux problèmes climatiques.

Pourquoi c’est puissant. L’ancien vice-président américain ne mâche plus ses mots pour dénoncer les lobbies et les compagnies liés aux énergies fossiles. Il incite clairement à désinvestir dans ces domaines. Selon lui, c’est bien beau de miser sur les actions individuelles pour économiser l’énergie par exemple, mais ça l’est encore plus de bouleverser les politiques climatiques en faisant que, partout où c’est possible, les citoyens utilisent leur droit de vote pour changer la donne.

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Du cannabis bientôt génétiquement modifié en Israël?

Une ferme à cannabis | Cann10

L’entreprise productrice de cannabis médical Cann10 vient de s’associer avec la compagnie Epigenetics dans l’espoir que sa connaissance en épigénétique permette la production d’un cannabis plus facile à cultiver et avec un meilleur rendement.

Déjà utilisée sur de nombreuses autres cultures, la méthode augmenterait d’environ 40% les capacités de photosynthèse des plantes. Dès les prochaines semaines, les deux nouveaux partenaires commenceront les recherches dans une ferme à cannabis. Des premiers résultats sont attendus dans les six prochains mois.

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The Jerusalem Post

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Un stagiaire de la NASA découvre une nouvelle planète en seulement trois jours

Une vue d’artiste de l’exoplanète TOI 1338 b | NASA Goddard Space Flight Center

Trois jours seulement après le début de son stage au Centre spatial Goddard, Wolf Cukier, 17 ans, a découvert une nouvelle planète baptisée TOI1338b. C’est ce que la Nasa a annoncé lundi 13 janvier. Située à environ 1 300 années-lumière de la Terre, cette exoplanète est environ 6,9 fois plus grande que la Terre.

La découverte remonte à l’été 2019, lorsque le stagiaire est chargé d’analyser les images captées par son satellite d'étude des exoplanètes en transit (TESS), parce l’oeil humain est plus efficace que les algorithmes dans cette tâche. En dernière année de lycée, l’adolescent rêve d’étudier l’astrophysique ou la physique. C’est bien parti.

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Mashable

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Procès Credit Suisse: «Condamner ces jeunes en aurait fait des martyrs de la cause climatique»

Manifestation en marge de l'ouverture du procès, le 07 janvier 2020 à Renens | Jean-Christophe Bott | Keystone

Le verdit est enfin tombé. Ce lundi 13 janvier, les 12 jeunes activistes qui ont manifesté dans la filiale lausannoise de Credit Suisse en novembre 2018 ont été finalement acquittés au Tribunal de Renens. Entre les dommages et intérêts demandés et les frais de justice, ils risquaient plus de 20’000 francs chacun. Les frais seront finalement à la charge de l’Etat.

Les activistes dénonçaient dans leur action les investissements dans les énergies fossiles de Credit Suisse, qu’ils estimaient aller à l’encontre de la lutte contre le changement climatique. Jean Laville, directeur adjoint du think tank Swiss Sustainable Finance et associé du cabinet de conseil Conser, spécialisé dans l'investissement durable, explique pour Heidi.news les liens entre économie et climat.

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Andromeda: une nouvelle station «zero émission» en Antarctique, sous égide scientifique suisse

Dessin d'artiste de la future station antarctique Andromeda | IPF

EXCLUSIF – Construire une nouvelle station en Antarctique. Pas uniquement pour y faire des recherches scientifiques, mais également pour y enseigner et y tenir des conférences, dans ce qui serait la première université du Continent blanc. C’est le cœur du projet Andromeda lancé par l’International Polar Foundation (IPF) basée en Belgique, et placé sous l’égide scientifique d’un éminent glaciologue suisse.

Pourquoi c’est intéressant. L’Antarctique verra certainement, ces prochaines années, la construction de nouvelles bases. Or il s’agit d’abord de trouver des raisons inédites pour justifier tout nouveau projet, tout en rendant les infrastructures aussi peut impactantes que possible. Deux critères que satisferait Andromeda, afin de préserver à tout prix cette région reculée et déjà protégée par un traité international, mais dont les richesses minérales suscitent les convoitises.

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La tortue Diego, qui a aidé à sauver son espèce grâce à son appétit sexuel, prend une retraite méritée

Galapagos National Park

On connaissait la lenteur proverbiale de la tortue face au lièvre. On a découvert il y a quelques années que certains mâles de l’espèce de tortue terrestre géante Chelonoidis hoodensis (endémique aux Galapagos) pouvaient, eux aussi, être des chauds lapins. Et en particulier Diego, dont l’incroyable libido aurait aidé à sauver son espèce, en danger critique d’extinction, rien de moins. A plus de 100 ans, Diego va prendre une retraite bien méritée, raconte le New York Times.

Pourquoi on en parle. Le reproducteur a engendré 40% des 2000 tortues obtenues par le programme de reproduction mené par le parc national des Galapagos, à partir de seulement 15 individus. Dans les années 1970, il ne restait que deux mâles dans ce programme, dont un n’a engendré aucune descendance. Un troisième mâle, le fameux Diego, élevé au zoo de San Diego aux Etats-Unis, a alors rejoint l’effort reproductif, à travers des accouplements particulièrement bruyants et visibles. Mais c’est l’autre mâle, beaucoup plus discret pendant ses ébats, qui a engendré la majorité (60%) de la descendance, d’après les tests de paternité pratiqués. Rien ne sert de courir, il faut décidément partir à point.

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Lire l'article du New York Times

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L'éruption d'un volcan aux Philippines provoque l'évacuation de milliers d'habitants

Colonne de cendres du volcan Taal, 12 janvier 2020 | Francis R Malasig/EPA Keystone

Des milliers de personnes évacuées, des lignes aériennes coupés et un risque d’éruption explosive: ce sont les premières conséquences notées par Le Monde du réveil, dimanche 12 janvier, du volcan Taal sur l’île de Luçon aux Philippines.

Pourquoi on en parle. Le volcan Taal, se trouve au centre du lac du même nom, à une soixantaine de kilomètres de Manille, capitale des Philippines. Volcan de type explosif, il n’était pas entré en éruption depuis 1977. Celle de dimanche s’accompagnait notamment d’une série de séismes et d’une impressionnante colonne de fumée et de cendres de 15 kilomètres de haut, visible sur cette vidéo d’ABC news.

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La Chine ouvre le plus grand radiotélescope aux astronomes du monde entier

str/ EPA FEATURECHINA/Keystone

Le plus grand radiotélescope du monde, le «Five-hundred-metre Aperture Spherical Radio Telescope» (FAST), inauguré en 2016 pour «aider à rechercher de la vie intelligente en dehors de notre galaxie», va s'ouvrir aux astronomes du monde entier.

Installé dans une zone rurale du sud-ouest de la Chine, cet observatoire à l'antenne parabolique de 500 mètres de diamètre, couvrant une surface équivalente à 30 terrains de football, était utilisé jusqu'ici seulement par les scientifiques chinois.

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Xinhua

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Le premier avion de ligne chinois à couloir central à la traîne

Le C919, premier avion de ligne chinois à couloir central, a du plomb dans l'aile et cinq ans de retard par rapport au calendrier initial de lancement. Même si un prototype a participé à un vol d'essai à Shanghai fin décembre, l'avion n'a pas encore reçu l'approbation finale pour voler, et va donc probablement rater le boom actuel des commandes d'avions et croupir pendant les années à venir.

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Japan Times

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Le centre de congrès de l’EPFL n’est toujours pas rentable

Le Swisstech Convention Center. | Jean-Christophe Bott / Keystone

Inauguré au printemps 2014, le spectaculaire Swisstech Convention Center (STCC) de l’EPFL avait été épinglé deux ans plus tard par le Contrôle fédéral des finances. L’organe avait alors vertement critiqué une opération risquée, conclue à la hâte, avec un arrangement financier trop favorable à l’investisseur Credit Suisse. L’EPFL s’en était défendue, assurant que l’équilibre serait atteint d’ici à 2020. Mais aujourd’hui, le STCC reste déficitaire.

Pourquoi c’est important. Le STCC fait partie des réalisations phares de la flamboyante présidence de Patrick Aebischer. A quelques semaines de son sixième anniversaire, il se profile comme un héritage à la fois apprécié des étudiants et de la communauté scientifique, qui participe au rayonnement de la région lausannoise, mais lourd à porter financièrement pour l’école.

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Au CES, le pavillon suisse manque du soutien des grandes entreprises

Le concept car Vision AVTR de Mercedes a donné beaucoup de visibilité aux «volets bioniques» du spin-off de l’EPFL Foldaway Haptics qui renouvelle les signaux d’un véhicule tels que clignotant ou freinage. Crédit : Foldaway Haptics.

Avec 33 start-up, 300 mètres carrés et un directeur de Présence Suisse, Nicolas Bideau survolté pour faire le show, le pavillon suisse, sis dans le parc Eureka du Consumer Electronic Show (CES) qui s’achève à Las Vegas, a fait le plein de visiteurs. Lors du debriefing de la Mission des grandes entreprises françaises venues visiter le salon, le consultant François Koehl relevait même qu’«avec celui d’Israël le pavillon suisse était un des rares à avoir un effet waouw».

Toutefois, la comparaison avec la French Tech met aussi en lumière une faiblesse. Même si les deux présidents des École Polytechnique et l’ambassadeur de suisse aux États-Unis sont venus soutenir les entrepreneurs helvétiques, nos grandes entreprises étaient absentes. Alors que les grands groupes français jouent, eux, le rôle de sponsors financiers des jeunes pousses. Au point qu’on trouve des start-up suisses venues sous pavillon bleu, blanc, rouge…

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Le CES amputé par l’absence de la Chine

Rare grande société chinoise présente au CES 2020, Huawei n'a présenté aucune nouveauté. Crédit: DR

Alors qu’il y deux ans un tiers des entreprises participantes au CES étaient chinoises, ce chiffre est tombé à 1097 sur 4500 exposants cette année. A l’exception de Lenovo, Huawei et DJI, la plupart des grandes marques chinoises du numérique comme Alibaba, Xiaomi, Tencent, Tik Tok ou Vivo ne sont plus là. Certaines start-up de pointe comme la société de reconnaissance vocale iFlyTek et la société de surveillance Hikvision se sont aussi désistées à la dernière minute.

Pourquoi on en parle. Longtemps la présence chinoise s’est limitée à une myriade de petites sociétés électroniques rassemblées dans les salles de conférences du casino Westgate, rebaptisées pour l’occasion «Shenzhen» du nom de la ville industrielle. A cette Chine «atelier du monde» a succédé, ces dernières années, une Chine de l’innovation avec des acteurs du numérique incontournables comme Alibaba, Megvii, SenseTime et Yitu. Le protectionnisme engagé par Donald Trump est bien sûr en cause mais du coup, le CES n’est plus qu’une vitrine partielle de l’innovation mondiale.

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Les innovations les plus drôles vues au CES cette année

Le robot porteur de papier toilette Rollbot, de Procter & Gamble | Youtube

Il se tenait cette année du 7 au 10 janvier. Le Consumer electronics show (CES), créé en 1967, est devenu la grand-messe de l’innovation technologique. L’occasion de découvrir une myriade de produits connectés, parfois tellement drôles qu’on se demande s’ils ont été conçus pour une autre raison que de faire parler d’eux. Nous ne résistons pas à l’envie de lister quelques objets étonnants qu’il était possible de voir sur place à Las Vegas. Revue non exhaustive.

Pourquoi on en parle. Notre envoyé sur place, le journaliste Fabrice Delaye, a couvert plusieurs temps fort de l’événement et décrypté les tendances de fond du salon. Mais le CES interroge aussi sur notre rapport à la prospective et à l’innovation au sens large, aussi parce qu’il donne à voir des produits qui ne seront peut-être jamais commercialisés.

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Le changement climatique favorise la végétation dans l'Himalaya, et ce n'est pas une bonne nouvelle

Buissons poussant dans l'Himalaya. | Skeeze / Pixabay

Autour de l’Everest comme dans le reste de l’Himalaya, les buissons et herbes de hautes altitudes connaissent une période faste grâce au réchauffement climatique, selon une étude publiée dans Global Change Biology et repéré par The Guardian. Mais ce qui ressemble à un aspect positif du changement climatique actuel pourrait s’avérer problématique pour les différents bassins versants de la région.

Pourquoi on en parle. Cette étude se base sur les images des satellites Landsat de la NASA, entre 1993 et 2018. Ces données ont permis d’établir que la végétation des étages subnivaux (entre les derniers arbres et la zone de neige permanente) couvrait une surface de plus en plus importante. Or, cela pourrait provoquer un réchauffement des sols, accélérant la fonte du pergélisol. Selon les auteurs, cela pourrait à terme augmenter le risque d’inondation dans les vallées plus basses.

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Lire l'article de The Guardian

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Au CES, le CSEM surfe sur la vague du «edge computing»

Sur le stand du CSEM au CES, Pascal Nussbaum présente un capteur qui détecte les visages afin de baisser l’intensité de la lumière pour ne pas blesser les yeux | Fabrice Delaye

Le «edge computing», ou informatique en périphérie, consiste à traiter les données non plus sur des serveurs distants dans le cloud mais au plus près des sources où sont captées ces informations. C’est une architecture moins gourmande en bande passante et bien adaptée aux réseaux de capteurs de l’internet des objets pour traiter des informations et déclencher une action sans temps de latence. Connaissant un essor phénoménal, le marché du edge computing était estimé à 1,7 milliards en 2017 avec des projections atteignant 16,5 milliards de dollars d'ici 2025.

Presque aussi présent que l’intelligence artificielle au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas (où 40% de l’activité concerne désormais le business entre entreprises), le edge computing est une belle opportunité pour le Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM) de Neuchâtel, dont c’est justement l’une des spécialités. Les explications de Pascal Nussbaum, responsable du prototypage au CSEM, sur le stand de l’institution au CES.