Le Flux Sciences propose une sélection d’actualités scientifiques, certaines traitées en profondeur par ses journalistes spécialisés, d’autres, appelées «radars», repérées pour vous dans des médias de qualité.


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Un institut de recherche dédié à la science-fiction

JAE C. HONG/AP/Keystone

Littérature, culture, industrie, tous les aspects de la science-fiction seront passés au crible. La Chine vient d'inaugurer son institut de recherche en la matière basé à Chengdu, dans la province du Sichuan, en collaboration avec une université locale et Le Monde de la science fiction, mensuel lancé en 1979.

Pourquoi c’est important. Le but: théoriser les systèmes de cette branche et fournir une plate-forme pour les écrivains et les fans. Une revue dédiée devrait également faire son apparition dans les bacs début 2020.

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Xinhua

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Pollution de l’air: la législation actuelle n’est pas assez protectrice

Un document de la Commission européenne publié vendredi relève que les normes ne sont pas respectées et qu’elles devraient être alignées sur les seuils de l’Organisation mondiale de la santé.

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Le Monde

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«Time for action», la COP25 débute à Madrid

JONATHAN HAYWARD/The Canadian Press AP/Kesystone

L'Espagne a remplacé au pied levé le Chili pour accueillir à partir de ce lundi la COP25. Pendant 12 jours, les délégations de 196 pays signataires de l'accord de Paris sur le climat de 2015 sont appelées à réviser leurs ambitions climatiques. Dans le viseur, la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 7,6% par an dès 2020.

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Reporterre

Nos offres de fin d'année

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Les géosciences suisses passent en accès libre

Le Cervin | Simon Steinberger / Pixabay

Le Swiss Journal of Geosciences (SJG) a sorti ce mardi 26 novembre son dernier numéro. Particularité: Après 15 ans d’existence sous ce nom et plus d’un siècle en tant que Eclogae Geologicae Helvetiae, ce sera le dernier opus payant. La revue passera en effet totalement en libre accès dès janvier 2020.

Pourquoi on en parle. Le SGJ est la principale revue de publication suisse dans le domaine des Géosciences, pilotée par la Société géologique suisse. En devenant libre d’accès, il s’intègre ainsi dans le mouvement général de l’«open access» qui voit les publications scientifiques de plus en plus accessibles gratuitement.

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Didymoon, l'astéroïde visé par la mission Hera, comparé à plusieurs villes européennes

La mission Hera vise à dévier par impact l’astéroïde Didymoon, le plus petit astéroïde de l’astéroïde double Didymos. Cette mission vient de voir son financement confirmé par le Conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA) au niveau ministériel. A cette occasion, l’ESA a publié une série de photomontages pour rappeler la taille de l’astéroïde. S’il heurtait la planète, il serait un «tueur de ville», souligne ESA. Heureusement, l’astéroïde a précisément été sélectionné pour l'exercice justement parce qu’il ne présente aucun risque de collision avec la Terre.

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Un nouveau type de combustion, basé sur des poudres métalliques, testé en apesanteur

Les «cierges magiques» utilisés pour agrémenter les fêtes et autres anniversaires réalisent un type de combustion métallique | ESA

Le bois ou les dérivés du pétrole ne sont pas les seuls combustibles à pouvoir brûler: c’est aussi le cas de poudres métalliques, par exemple de fer, d’aluminium ou de magnésium. A la clé, un type de combustion dit «discontinu» (discrete), où le feu ne se propage pas de manière continue, mais en sautant de proche en proche d’un grain à l’autre. Le 15 novembre, l’Agence spatiale européenne (ESA) a testé avec succès cette forme de combustion atypique… en apesanteur, à bord d’une fusée!

Pourquoi c’est intéressant. La combustion métallique n’était jusqu’alors qu’une curiosité, parfois présentée en travaux pratiques de physique, mais qui n’a pour l’instant jamais dépassé le stade expérimental. Pourtant, la combustion de poussières métalliques, domaine de recherche jusque-là assez confidentiel, rencontre un regain d’intérêt au sein de la communauté scientifique en tant que vecteur d’énergie, en raison de leur forte densité énergétique et surtout de l’absence d’émission de CO2. Des recherches prometteuses, mais qui demeurent encore à un stade très fondamental.

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En Chine, un lanceur de fusée a détruit un bâtiment en retombant au sol

Lancement d'une fusée Longue Marche 3B à Xichang, le 22 novembre 2019 | Chinese Aerospace Science and Technology Corporation

Le 22 novembre, la Chine a lancé avec succès sa fusée Longue Marche 3B, qui devait mettre deux satellites Beidou en orbite. Mais qui dit lancement, dit aussi retombée au sol des lanceurs, ceux-là mêmes que SpaceX cherche à réutiliser. Dans ce cas précis, le lanceur de la fusée a détruit un bâtiment dans le centre de la Chine, ce qui a donné lieu à d’impressionnantes vidéos sur les réseaux sociaux. Heureusement, personne n’a été blessé, raconte le MIT Technology Review.

Pourquoi c’est un problème. Ce n’est pas la première fois que la Chine subit des accidents liées à la retombée de morceaux de fusée. En 1996, une fusée avait connu une avarie au décollage qui l’avait fait retomber sur un village, et qui avait tué des centaines de personnes. Le problème est en réalité géographique: à l’exception de son quatrième site de lancement, basé sur l’île de Hainan au sud, la Chine lance ses fusées depuis l’intérieur des terres.

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Lire l'article du MIT Tech Review

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Du silicium pour combattre Alzheimer

DPA/Keystone

Pour combattre la maladie d’Alzheimer, une équipe du Technion - Institut de technologie d’Israël - a mis au point des nano-navettes de silicium capables d’introduire des protéines curatives directement dans le cerveau.

Pourquoi c’est important. Avec l’allongement constant de l’espérance de vie, Alzheimer pourrait bien devenir «l’épidémie du 21e siècle». Chez les personnes atteintes, les tissus du cerveau se dégradent progressivement.

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Times of Israël

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C'est la dernière fois que nous annonçons le programme... mais le Flux Sciences reste à vos côtés!

«Bonjour et bienvenue», vous avez lu ces mots, aux côtés de notre courriel sciences@heidi.news, depuis mai. L’enjeu de ce format quotidien: annoncer chaque matin les articles que l’équipe du Flux Sciences à paraître dans la journée. Mais sept mois plus tard, Heidi.news a grandi, et nous n’avons plus besoin de vous expliquer ce qu’est un radar — une brève en deux paragraphes qui renvoie vers un bon article lu ailleurs — ou de vous montrer le visage du responsable d’édition du jour. C’est donc la dernière fois que nous vous annonçons le programme… Mais plus que jamais, nous restons à vos côtés. Pour un récapitulatif quotidien à 18 h du Flux Sciences, n’hésitez pas à vous abonner à notre newsletter quotidienne, le Point Sciences.

Le programme de ce vendredi.

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ClearSpace, une spin-off suisse à la tête d'un consortium européen pour faire le ménage en orbite

Image de synthèse d'un «camion poubelle spatial» attrapant un satellite désaffecté à désorbiter, ici la mission RemoveDebris | ESA

EXCLUSIF - La «sûreté et la sécurité spatiale» étaient pour la première fois au menu du Conseil au niveau ministériel de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui s’est achevé ce 28 novembre à Séville. Avec notamment au centre la question de l’élimination des débris spatiaux. Et la Suisse se place en pôle position dans ce domaine: c’est la spin-off ClearSpace, basée à l’EPFL, qui assure la direction de la mission ADRIOS dans ce but, a appris Heidi.news.

Pourquoi c’est important. Les bribes de vieux satellites en orbites, ou de lanceurs spatiaux, constituent une menace de plus en plus importante pour les infrastructures spatiales (Station spatiale internationale, satellites de navigation et de télécommunication). Les désorbiter devient une nécessité. La Suisse n’en est pas à son premier projet de «nettoyeur de l’espace»; elle a donc des cartes importantes à jouer.

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Les cinq scénarios et les six recommandations du groupe de travail suisse sur la 5G

Antenne téléphonique à Berne | ALESSANDRO DELLA VALLE/KEYSTONE

Le groupe de travail Téléphonie mobile et rayonnement, mis sur pied par Doris Leuthard fin 2018 sous l’égide de l’OFEV, avec l’appui de l’OFCOM, a enfin rendu son rapport tant attendu sur le déploiement de la 5G (voir notre article complet à ce sujet). Un document qui était très attendu, alors que le débat quant à l’intérêt de relever les limites d’émission des antennes a fait l’objet de vives discussions au cours des derniers mois.

Pourquoi c’est décevant. Le groupe constitué de différents experts et parties-prenantes (institutions, fédérations professionnelles, opérateurs…) n’a pas réussi à se mettre d’accord, et n’émet aucune recommandation unanime en matière de modification des valeurs limites d’émission prévues par la réglementation. Des divergences qui se cristallisent dans la liste des cinq scénarios proposés, et des six recommandations, d’ordre très général, formulées par le groupe.

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L'Europe spatiale se dote d'un budget «surprise» pour se placer au chevet d'une Terre fiévreuse

Le programme Copernicus d'observation de la Terre a été plébiscité au-delà des espérances | ESA

Le Conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA) au niveau ministériel, qui s’est tenu les 27 et 28 novembre à Séville, s’est terminé sur un succès inespéré: le montant total accordé par les ministres de ses 22 Etats membres (dont la Suisse) pour les trois à cinq prochaines années – 14.4 milliards d’euros – est supérieur à celui qui avait été demandé – 13.7 milliards!

Pourquoi c’est important. Avec ce budget important, tous les programmes demandés, dans tous les domaines (exploration humaine et robotisée, science, applications spatiales, transport spatiaux et sécurité spatiale), pourront être réalisés, a souligné Jan Wörner, directeur général de l’ESA. Mais c’est surtout le domaine de l’observation de la Terre face aux changements climatiques qui bénéfice très fortement des décisions ministérielles.

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Ce mammifère fossile étonne par son oreille moyenne inédite

Représentation d'artiste de Jeholbaatar kielanae | Yong XU

En Chine, un petit mammifère vieux de 120 millions d’années a étonné ses découvreurs, rapporte New Scientist. Annoncé et décrit dans Nature ce mercredi 27 novembre, Jeholbaatar kielanae présente une oreille moyenne inédite pour les mammifères de cet âge.

Pourquoi c’est étonnant. Les mammifères ont la particularité de posséder trois petits os dans leur oreille moyenne, marteau, enclume et étrier. Ceux-ci sont absents des autres vertébrés. C’est cette particularité qui permet normalement de distinguer les mammifères primitifs. Une évolution généralement perçue comme relativement linéaire. Or, chez Jeholbaatar, la disposition de ces trois os se rapproche de celle d’un autre fossile, Arboroharamiya, dont l’appartenance au groupe des mammifères est fortement débattue. L’origine des mammifères aurait donc été beaucoup plus complexe que ce qu’on pensait.

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Lire l'article de New Scientist

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L'OFEN dévoile son rapport sur la 5G mais sans se prononcer sur la révision des limites d'émission

Une antenne 5G à Genève | MARTIAL TREZZINI/KEYSTONE

Il s’agissait de l’un des avis les plus attendus de 2019. Mais les divisions ont visiblement eu raison du groupe de travail Téléphonie mobile et rayonnement, qui n’a pas réussi à se mettre d'accord, dans son rapport paru ce jeudi 28 novembre, sur une éventuelle modification des valeurs limites d’émission des antennes, inscrites dans l’Ordonnance sur le rayonnement non-ionisant (ORNI).

Pourquoi c’est important. Cette possibilité de révision de l’ORNI est pourtant au cœur de la polémique sur la 5G. Le rapport de 132 pages, s’il dresse un état des lieux très documenté des enjeux technologiques, scientifiques et sanitaires, ne formule pas de recommandation claire: les cinq options (statu quo sur la réglementation, lois plus sévères ou encore plus souples, selon plusieurs nuances de permissivité) sont envisagées individuellement, en évitant soigneusement de trancher. Le dossier est ainsi renvoyé au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), qui devra trancher à partir de ce rapport.