Le Flux Sciences propose une sélection d’actualités scientifiques, certaines traitées en profondeur par ses journalistes spécialisés, d’autres, appelées «radars», repérées pour vous dans des médias de qualité.


S'abonner
| | radar

Un lampadaire public pour alimenter son véhicule électrique, une première en Suisse

C’est une première en Suisse: une borne de recharge pour véhicule électrique a été installée sur une infrastructure routière existante, déjà électrifiée, ce qui permet de limiter les travaux supplémentaires de génie civil à prévoir. Il s’agit d’un lampadaire public, situé sur le parking P+R de la commune d’Aigle, annonce Romande Energie. Si le test, qui permet de réduire les coûts de montage, est concluant, ce nouveau type de borne sera commercialisé.

Seul inconvénient: la puissance disponible de seulement 3, 7 kW, contre les 11 à 22 kW des bornes en zones urbaines ou périurbaines, qui s’élèvent jusqu’à 160 kW aux abords des autoroutes. Mais une recharge plus lente semble particulièrement adaptée au stationnement longue durée, ce qui est généralement le cas d’usage des P+R.

| | news

L’UE parie trois millions sur une biotech genevoise qui veut révolutionner l'immunothérapie

MaxiVAX a été choisie par l'Union Européenne parmi 2015 candidats | DR

Un financement européen de 3 millions de francs (2'785'000 euros): c’est ce qu’a obtenu la Biotech genevoise MaxiVAX, qui a aussi levé 5 millions de francs supplémentaires. De quoi financer un second essai clinique de phase II et passer à la production de son produit capable de lutter contre le cancer d’une façon radicalement nouvelle, grâce à l’immunothérapie.

Pourquoi c’est révolutionnaire. MaxiVAX a créé un bioréacteur miniaturisé, biocompatible et implantable sous la peau pour produire avec des cellules génétiquement modifiées des protéines qui boostent la production de certains globules blancs. Elle associe localement cette technologie avec un vaccin qui éduque ces globules blancs à s’attaquer ensuite aux cellules tumorales.

| | radar

Un trou noir deux fois plus massif que prévu découvert dans la Voie lactée

Vue d'artiste d'un trou noir | NASA/JPL-Caltech

Baptisé LB-1, ce trou noir est si gros qu’il met au défi les modèles astrophysiques utilisés pour prédire l’évolution des étoiles. Et il se trouverait au sein de la Voie lactée! C’est ce qu’une équipe d’astrophysiciens, principalement affiliés à l’Académie chinoise des sciences, a découvert, selon des travaux publiés dans Nature. L’un des co-auteurs, Roberto Soria, en précise les enjeux dans The Conversation.

Pourquoi c’est intéressant. Les astrophysiciens s’accordaient jusqu’alors à penser que la masse d’un trou noir, dans notre galaxie, était généralement comprise entre cinq et 20 fois celle du Soleil. Selon les chercheurs, il s’agira d’un nouveau type de trou noir, formé par un mécanisme stellaire différent de ceux que l’on connaît déjà, où une géante rouge s’effondre sur elle-même pour donner lieu à un trou noir, si elle est suffisamment massive. Il pourrait provenir de la fusion de deux petits trous noirs, ou plus vraisemblablement d’un trou noir classique qui aurait englouti une étoile avoisinante.

link

Lire l'article publié dans The Conversation

| | radar

A-t-on vraiment découvert une nouvelle particule élémentaire?

Image d'illustration | Michael Tilley/Flickr/Creative Commons

Existerait-il une mystérieuse particule X17, qui servirait de support à une cinquième force, en plus des quatre du modèle standard (la force forte, la force faible, la force électromagnétique et la force gravitationnelle)? C’est l’hypothèse posée, en 2015, par des physiciens hongrois. Le manuscrit d’une nouvelle étude de la même équipe, qui n’a pas encore été publié dans une revue, présente de nouveaux arguments pour soutenir cette idée, à l’aune d’anomalies observées dans un noyau atomique de beryllium 8. Forbes a réagi à cette annonce par un article critique, et avance que l’existence de cette particule est peu probable.

Pourquoi c’est intéressant. Le raisonnement de Forbes suit le principe dit du «rasoir d’Ockham», aussi appelé principe de parcimonie, selon lequel si une explication plus simple existe, alors il faut la privilégier plutôt que d’inventer une nouvelle hypothèse. L’article estime ainsi qu’il serait plus probable qu’il s’agisse d’une erreur de mesure ou d’interprétation, plutôt que de quelque chose de radicalement nouveau. Dans un communiqué, le CERN, plus prudent, indique que le LHC pourrait aider à mettre en évidence, expérimentalement, l’énigmatique particule.

link

Lire l'article publié par Forbes

| | radar

L’univers se dévoile sous rayons X

(NASA, CXC AND SAO)

Envie d’explorer le cosmos à travers le regard du télescope spatial Chandra? Ce grand format de Scientific American présente les plus époustouflantes images prises par ce télescope à rayons X de la NASA lancé en 1999, l’un des deux plus performants du monde.

Que voit-on? D’une étoile à neutrons dans la nébuleuse du Crabe à l’amas de la Balle, en passant par les étoiles naissant dans la constellation de l’épée d’Orion, prenez part à un voyage poétique aux confins de notre univers.

link

Scientific American

| | radar

Les anneaux de Saturne sont-ils aussi jeunes que les dinosaures?

Le débat fait rage dans la communauté scientifique. Certains estiment qu'ils sont aussi vieux que le système solaire, d’autres qu’ils seraient apparus bien plus tard.

link

Wired

| | hd

Au programme ce jeudi sur le Flux Sciences

Bienvenue sur le Flux Sciences de Heidi.news. Je vous accompagnerai sur cette page aujourd'hui. S’il était besoin de le rappeler: pour toutes vos questions ou remarques, n'hésitez pas à échanger avec nous à l'adresse sciences@heidi.news

Au programme aujourd'hui

| | news

Cette bactérie mange du CO2 et c’est un exploit

Escherichia coli | Gerd Altmann / Pixabay

Le monde vivant est divisé dans deux grandes catégories : ceux qui captent le CO2 et ceux qui dépendent des molécules produites par les premiers comme source de carbone. La biologie synthétique rêve de transformer les seconds, dits hétérotrophes, pour qu’ils fonctionnent comme les premiers, les autotrophes. Un rêve qui est devenu réalité grâce à une équipe de l’Institut Weizmann, à Tel Aviv, qui annonce son succès dans Cell.

Pourquoi c’est exaltant. Les organismes qui produisent des molécules d’intérêt industriel, comme des carburants, des polymères ou des principes actifs sont tous hétérotrophes. Il faut donc les nourrir avec du carbone organique ce qui crée une compétition avec les ressources alimentaires. S’affranchir de cette contrainte est donc à la fois un exploit scientifique et une promesse de développements industriels.

| | radar

Les motifs tourbillonnants de ces étourneaux inspirent un photographe

Le photographe catalan Xavi Bou a immortalisé le vol impressionnant de ces étourneaux. Ces regroupements géants sont pour ces petits oiseaux un moyen de défense contre les prédateurs. Ces photos rejoindront sa série Ornitographies selon Wired.

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | idée

Why science failed to stop climate change

Naomi Oreskes is professor of the history of science and affiliated professor of earth and planetary sciences at Harvard University. She is coauthor, with Erik Conway, of Merchants of Doubt. Her latest book is Why Trust Science?

It’s a tale for all time. What might be the greatest scam in history or, at least, the one that threatens to take history down with it. Think of it as the climate-change scam that beat science, big time.

Scientists have been seriously investigating the subject of human-made climate change since the late 1950s and political leaders have been discussing it for nearly as long. In 1961, Alvin Weinberg, the director of the Oak Ridge National Laboratory, called carbon dioxide one of the “big problems” of the world “on whose solution the entire future of the human race depends.” Fast-forward nearly 30 years and, in 1992, President George H.W. Bush signed the U.N. Framework Convention on Climate Change (UNFCCC), promising“concrete action to protect the planet.”

| | radar

La révision de la loi sur le CO2 risque d'être retardée

Image d'illustration | Mélanie Duchene / Keystone

La Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie du Conseil national (CEATE-N) a décidé le mardi 26 novembre de ne pas poursuivre son examen préalable de la révision de la loi sur le CO2, indique la RTS. Les parlementaires ont en effet préféré reporter la suite du travail à leur session de janvier, laissant ainsi le problème aux députés nouvellement élus qui les remplaceront dès la session d’hiver.

Pourquoi on en parle. Le conseil national doit normalement se pencher sur la loi CO2 à la session du printemps 2020. Pour cela, encore faut-il que la CEATE-N ait terminé à temps son examen du texte. Ce report du travail de la commission fait craindre que l’examen par le Conseil lui-même soit retardé. Même si elle salue le fait que le texte soit finalement discuté par une commission plus «progressiste», la conseillère écologiste Adèle Thorens a indiqué à la RTS qu’elle exige que la loi soit examinée en mars prochain comme prévu.

link

Lire l'article de la RTS

| | radar

Le futur rover martien d'ExoMars face à des problèmes de parachute

ESA/I. BAREL

Le programme ExoMars 2020, qui regroupe l’Agence spatiale européenne (ESA) et russe (Roscosmos), comprend un rover de 300 kg qui devra être lancé en juillet 2020, pour arriver sur Mars en mars 2021. Il collectera même des roches martiennes, qui pourront être ramenés sur Terre à l’occasion d’une mission ultérieure! Mais encore faudra-t-il ralentir la chute de l’atterrisseur à l’aide de parachutes! Le problème, révèle Science, c’est que les essais actuellement en cours montrent des faiblesses au niveau de parachutes, qui se déchirent lors de la chute, même à seulement 15 mètres.

Pourquoi c’est intéressant. L’ESA travaille avec acharnement pour résoudre le problème. Après avoir tenté de doubler les voiles de Téflon, sans succès, elle a demandé de l’aide à la Nasa, qui a déjà conçu des parachutes pour Mars. Une délégation européenne s’est déplacée en Californie courant septembre, et de nouveaux tests devraient avoir lieu cette semaine. Les tests de validation finale, eux, n’auront lieu qu’en avril 2020.

link

Lire l'article publié par Science

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | radar

Le Royaume-Uni veut continuer à peser dans l'Europe spatiale

Satellite Sentinel en cours de préparation | AIRBUS DS/MAX ALEXANDER

La contribution britannique annuelle au budget de l'ESA pourrait bien grimper de 15%. C'est en tout cas ce qui ressort des informations obtenues par la BBC auprès du département britannique des Affaires, de l'Energie et des Stratégies Industrielles.

Pourquoi on en parle. L'information obtenue par la BBC arrive à la veille des discussions à Séville sur le financement des prochaines missions européennes. Elle arrive surtout alors que la crainte de voir des projets perdre leurs financements se fait de plus en plus sentir. La hausse de la contribution britannique lui ferait dépasser les 400 millions d'euros.

link

Lire l'article de la BBC

| | hd

Au programme de votre Flux Sciences ce mercredi

Bonjour et bienvenue sur le Flux Sciences de Heidi.news. C’est moi qui vous accueille aujourd’hui. Une question à laquelle vous aimeriez une réponse scientifique, une remarque, ou même un simple commentaire? N’hésitez pas à nous contacter. C’est pour nous toujours un plaisir d’échanger avec nos lecteurs. Toujours la même adresse: sciences@heidi.news

Au programme du jour: