Le Flux Sciences propose une sélection d’actualités scientifiques, certaines traitées en profondeur par ses journalistes spécialisés, d’autres, appelées «radars», repérées pour vous dans des médias de qualité.


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Un centre de recherche Jacques Dubochet verra le jour à Lausanne

Le campus de l'EPFL. | KEYSTONE / Laurent Gillieron

L’EPFL et l’Université de Lausanne (UNIL) vont ouvrir conjointement un centre de recherche Jacques Dubochet, révèle la RTS. La nouvelle entité, qui devrait voir le jour d’ici à deux ans, sera consacrée à la spécialité du prix Nobel de chimie vaudois, la cryo-microscopie, une méthode d'observation des molécules.

Pourquoi c’est intéressant. Des centres similaires existent déjà à Zurich et à Bâle. Mais l’EPFL et l’UNIL veulent miser sur leur alliance, celle d’une école spécialisée dans les technologies et d’une université spécialisée en biologie et médecine, pour se démarquer, précise la RTS. Afin de concrétiser leur projet, les deux institutions recherchent encore 15 millions de francs auprès de partenaires publics et privés.

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Lire l'article publié par la RTS

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Au programme de votre Flux Sciences ce mercredi

Bonjour à toutes et à tous! Je vous souhaite la bienvenue sur le Flux Sciences de Heidi.news. Après une riche journée hier, avec la remise du prix Nobel de physique aux Suisses Michel Mayor et Didier Queloz, c’est au tour du prix Nobel de chimie d’être attribué. Je me ferai un plaisir de vous accompagner tout au long de ce mercredi 9 octobre. Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse sciences@heidi.news.

Au menu.

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Comment Michel Mayor et Didier Queloz ont fait de la quête d'exoplanètes une compétence suisse

Michel Mayor (à gauche) et Didier Queloz (à droite) en 2005 | LAURENT GILLIERON/KEYSTONE

Après des années d’attente, enfin, la consécration. Michel Mayor et Didier Queloz sont les co-lauréats, avec l’Américain James Peebles, du prix Nobel de physique 2019. Leur découverte, en 1995, de 51 Pegasi b, la première exoplanète en orbite autour d’une étoile semblable au soleil, a en effet permis à l’Université de Genève de développer une expertise internationale dans ce domaine particulier.

Pourquoi c’est important. Après cette découverte, la méthode de détection utilisée par les deux chercheurs, dite «des vitesses radiales», est devenue la principale approche utilisée pour identifier ces astres lointain, avant de se faire finalement surpasser par la méthode dite «des transits» (lire ici la différence) en termes de nombre d’exoplanètes moissonnées. Mais confirmer l’existence d’une exoplanète requiert de recouper plusieurs méthodes d’observation… Encore aujourd’hui, la Suisse, et particulièrement l’Université de Genève, continuent d’ouvrir la voie.

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Yves Flückiger, recteur de l'Université de Genève: «Ce prix Nobel nous fera sûrement grimper dans les rankings»

Yves Flückinger, recteur à l'Université de Genève, à l'occasion du point presse donné en l'honneur des lauréat du prix Nobel de physique 2019 | KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Sur trois lauréats de l’édition 2019 du prix Nobel de physique, deux sont passés par l’Université de Genève: Michel Mayor et Didier Queloz, pour leur découverte de la première exoplanète en 1995. A cette occasion, l’institution organisait un point presse, où était notamment présent Yves Flückiger, recteur de l’Université. Il s’est réjoui de la nouvelle et a évoqué ses implications pour le monde académique suisse.

Pourquoi c’est (aussi) important. Les récompenses prestigieuses comme le Nobel, au-delà de la consécration de travaux pionniers pour nos connaissances, sont également importantes pour les laboratoires et les institutions scientifiques. Ils leur permettent d’asseoir leur réputation, y compris dans les classements internationaux.

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19 ans sur les traces des chasseurs d'exoplanètes genevois nobélisés

«Je crois que cette curiosité qu’a l’homme à propos de l’exploration de l’Univers est intrinsèque, qu’il est impossible de s’en priver. Imaginez une société qui renoncerait à toute curiosité, et ramènerait ses préoccupations uniquement à ce qui est utilitaire…»

La phrase est prononcée avec autant de calme que de passion, par un fringant quinquagénaire barbu aux lunettes rondes au jeune adulte que j’étais alors, en novembre 2000. Mais je m’en souviens comme si c’était hier. Pour ma première rencontre avec lui, en vue d’un article dans La Liberté, Michel Mayor me racontait sa vie et ses envies d’astronome, dans les sous-sols de l’Observatoire de Genève.

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On peut détecter des tumeurs cérébrales en analysant le sang

Les chercheurs ont réalisé une spectroscopie du sang des patients et réussi à prédire dans 9 cas sur 10 la présence de tumeurs cérébrales. | Pixabay

En analysant un échantillon de sang par spectroscopie, des chercheurs écossais sont parvenus à capter la signature d’une tumeur cérébrale. Sans prétendre au titre de diagnostic, cette approche non invasive peut aider les médecins à mieux caractériser ces cancers et adapter leur prise en charge. Leur travail vient d’être publié dans Nature Communications.

Pourquoi c’est intéressant. Les tumeurs cérébrales restent mal prises en charge. Leur analyse implique des techniques d’imagerie lourdes voire de la chirurgie afin de prélever des tissus. Des approches non invasives sont donc très attendues. Matthew Baker, de l’université de Strathclyde (Glasgow), qui a dirigé ces recherches:

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Le prix Nobel de physique à Michel Mayor et Didier Queloz, découvreurs genevois de la première exoplanète

Vue d'artise de l'exoplanète 51 Pegasi b | ESO/Flickr/Creative Commons

Elle s’appelle 51 Pegasi b, ou encore Dimidium. Découverte en 1995 par les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz, cette exoplanète est la toute première planète autour d’une étoile autre que notre Soleil à avoir été confirmée. Il s’agit d’une planète gazeuse jovienne, c’est-à-dire semblable à Jupiter. Elle a valu aux deux astrophysiciens, qui travaillaient alors à l’Observatoire de Genève, de remporter ce 8 octobre le prix Nobel de physique 2019, aux côtés de l’Américain James Peebles, pour sa part récompensé pour ses travaux en cosmologie.

Pourquoi c’est important. Ce prix vient à point nommé pour saluer la naissance de l’exoplanétologie, ce champ de l’astrophysique jeune d’à peine 25 ans, et qui vise à détecter les exoplanètes, à en évaluer la structure physico-chimique et, du moins pour les planètes rocheuses, à en évaluer l’habitabilité. On en dénombre désormais 4118, et quelques milliers d’autres candidates en attente de confirmation.

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L'Etivaz, le génie fromager

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Francesco Pepe, directeur de l'Observatoire de Genève: «Nous avions presque abandonné» l'idée du Nobel

Francesco Pepe, professeur au Département d'astronomie de l'Université de Genève. | Unige

Francesco Pepe est directeur du Département d’astronomie de l’Université de Genève, historiquement connu sous le nom «Observatoire de Genève». C’est là que les deux astrophysiciens suisses récompensés ce mardi ont mené leurs travaux (les observations astronomiques elles-mêmes ont eu lieu à l’Observatoire de Haute-Provence).

Arrivé au département en 1998, il n’a pas participé à la découverte de la première exoplanète, mais a étroitement collaboré avec eux par la suite.

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Les Suisses peuvent nommer une exoplanète découverte par leur prix Nobel Michel Mayor

Image d'illustration. | Arno Balzarini / Keystone

Tout au long du mois de septembre, les Suisses pouvaient soumettre leurs suggestions pour nommer l’exoplanète HD 130322 b et son étoile. Cette exoplanète a été découverte il y a 20 ans par une équipe genevoise d’astronomes autour de Michel Mayor, qui a reçu le 8 octobre le prix Nobel de physique, en compagnie de Didier Queloz.

Comment ça marche. Individus ou groupes ont pu envoyer leurs suggestions via le site nameexoplanet.ch. Mais attention, il y avait des règles (nombreuses) à respecter! Les noms proposés pour l’exoplanète et son étoile doivent avoir un lien l’un avec l’autre – comme exemple, les organisateurs donnent «Tell» et «Stauffacher». Ils ne doivent pas faire plus de 16 lettres, et être faciles à prononcer. Personnalités vivantes ou connues pour des activités politiques, militaires ou religieuses sont bannies, de même que les noms d’animaux domestiques ou encore les mots fantaisistes.

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Le prix Nobel de physique, une récompense inespérée pour les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz

Le prix Nobel de physique a été décerné, ce mardi 8 octobre, à James Peebles pour ses travaux sur la cosmologie physique et aux deux Suisses Michel Mayor et Didier Queloz pour la découverte de la première exoplanète en orbite autour d’une autre étoile de type solaire.

En 2018, le prix Nobel de physique avait été attribué à Arthur Ashkin, Gérard Mourou et Donna Strickland pour leurs recherches sur la physique des lasers et leurs applications.

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D'où vient le terme de «suprématie quantique»?

Image d'illustration | Chris/Flickr/Creative Commons

Le monde entier se demande si Google a vraiment atteint la «suprématie quantique», ce seuil au-delà duquel l’informatique quantique devient plus intéressante que l’informatique traditionnelle. Le physicien américain John Preskill, à l’origine de l’expression, revient sur sa genèse pour Quanta Magazine, et explique ce que signifie l’annonce de Google.

Pourquoi c’est intéressant. Ce terme est controversé, d’abord pour des raisons sémantiques. D’une part, le mot «suprématie» évoque les heures sombres du suprémacisme blanc, et, d’autre part, la formule dope artificiellement l’engouement des médias pour ce domaine qui reste très théorique. Une alternative possible aurait consisté en «avantage quantique». Mais pour le physicien, la formule n’était pas assez forte.

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Lire l'article publié par Quanta Magazine

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Montrer les résultats négatifs pour faire avancer la recherche

Image d'illustration. | Paul Keller / Flickr

Dans une tribune publiée dans Nature, le biologiste Devang Metha revient sur la publication de l’une de ses recherches dans la revue Genome Biology. La particularité de ces travaux? Ils relatent une expérience ratée. Ou comment le chercheur et son équipe ne sont pas parvenus à utiliser le système d’édition génétique CRISPR pour immuniser le manioc contre une maladie virale qui fait des ravages. A l’inverse, ils montrent que l’usage de CRISPR fait évoluer le virus vers des formes plus résistantes.

Pourquoi c’est intéressant. Devang Metha raconte que les éditeurs auxquels il a soumis ses travaux ont admis qu’ils étaient méthodologiquement solides mais se sont montrés réticents à publier des résultats montrant un échec de la technologie CRISPR. Il estime que les chercheurs sont désormais habitués à célébrer les succès, et en oublient que la plupart des avancées scientifiques ont été provoquées par des échecs. Si les résultats négatifs ne sont pas publiés dans des journaux avec un haut facteur d’impact, les autres chercheurs ne peuvent pas apprendre de ces échecs. Autre écueil: la pression pour publier des résultats positif peut les pousser à donner à présenter leurs études sous une lumière trompeuse.

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Lire l'article de Nature

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Quelle percée scientifique sera récompensée par le prix Nobel de physique?

C.K. Koay/Creative Commons/Flickr

Le prix Nobel de physique sera décerné mardi 8 octobre. Quelles sont les percées scientifiques les plus susceptibles d’être récompensées? La prévision est une science inexacte… Et pourtant, Forbes se prête à l’exercice. Plutôt que des noms de chercheurs, le magazine américain envisage plusieurs domaines de la physique où de récentes percées justifieraient l’attribution d’un Nobel.

Les hypothèses en lice. Théorie de l’information quantique, planètes extrasolaires… Nombreuses sont les possibilités. Pour dresser son inventaire, le journaliste de Forbes s’appuie sur les derniers développements scientifiques, ainsi que sur les statistiques des précédentes éditions. Sans se départir d’un trait d’humour, puisqu’il envisage les cris de désespoir du journaliste scientifique devant expliquer de façon claire un sujet pointu et complexe comme la physique de la matière condensée…

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Lire l'article de Forbes

Une actualité vous interroge ?

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Au programme de votre Flux Sciences ce mardi: prix Nobel de physique, cancer du cerveau et Point Sciences fribourgeois

Bonjour à toutes et à tous! Je vous souhaite la bienvenue sur le Flux Sciences de Heidi.news. C’est moi qui vous accompagnerai tout au long de ce mardi 8 octobre pour suivre l’actualité scientifique. Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse sciences@heidi.news. Nos journalistes se feront un plaisir de vous répondre.

Au menu aujourd’hui.

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Nobel de médecine: «Ils ont ouvert le champ à de nouveaux espoirs thérapeutiques»

La salle du comité Nobel où a eu lieu l'annonce, lundi 7 octobre | Pontus Lundahl, EPA TT News Agency , Keystone

Le prix Nobel de médecine 2019 a récompensé trois chercheurs (Gregg Semenza, Peter Ratcliffe et William Kaelin), dont les travaux ont permis de comprendre comment les cellules s’adaptent aux environnements pauvres en oxygène. Stéphane Germain, directeur de recherche à l’Inserm (Paris), explique l’importance de cette découverte. Entretien.

Quelle est votre lecture de ce prix Nobel?