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Une araignée qui n’a pas peur du noir révèle son secret

Parade amoureuse d'un mâle Maratus speciosus, l'abdomen relevé | Avec l'autorisation de Jürgen Otto

L’arachnide Maratus speciosus, une araignée de quelques millimètres qu’on rencontre à l’ouest de l’Australie, a développé une aptitude toute particulière à créer un noir profond. Une stratégie pour attirer des partenaires sexuels.

Pourquoi c’est malin. Les couleurs éclatantes le sont d’autant plus que le contraste est grand avec les nuances voisines. Celui-ci est amplifié, chez les mâles de cette araignée, par des taches sur l’abdomen d’un noir particulièrement profond, puisqu’il réfléchit moins de 0,5% de la lumière incidente.

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Les premières images de la mission spatiale italienne PRISMA dévoilées à Milan

Vue d'artiste du satellite PRISMA | Agence spatiale italienne

Le satellite expérimental italien PRISMA —accompagné de son unique instrument, une caméra hyperspectrale— est en orbite depuis le 22 mars 2019. À l’occasion du sommet Living planet symposium organisé par l’ESA à Milan, où Heidi.news était présent, l’Agence spatiale italienne (ASI) en a dévoilé les premières images.

Pourquoi c’est important. PRISMA n’est pas le premier satellite recourant à l’imagerie hyperspectrale: il compte de nombreux prédécesseurs, par exemple l’instrument CHRIS (EN) de la mission européenne Proba-1. Mais la mission est pour l’Italie un enjeu national, qui doit la doter de ses propres capacités d’observation spatiale des ressources naturelles et de l’atmosphère.

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Les chasseurs de tornade américains embauchent des drones

Photo spectaculaire d'une tornade dans l'Iowa en 2008 | AP

Aujourd’hui commence aux États-Unis un ambitieux programme d’études des tornades, nous racontent Nature News et le Washington Post. Quatre drones seront déployés dans les grandes plaines, pour étudier les tornades de l’intérieur. Le projet mobilise une cinquantaine de scientifiques.

Pourquoi c’est important. Chaque année, les États-Unis sont frappés par plus de 1200 tornades, dont certaines sont les plus dévastatrices au monde, avec des vents dépassant parfois 400 km/h. La prévision de ces phénomènes orageux localisés mais très erratiques reste imprécise.

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L'entreprise suisse Weleda aurait vendu illégalement en France de l'extrait de gui, produit controversé utilisé dans la lutte anti-cancer

Ampoules d'extrait de gui | Olivier Hertel - Sciences & Avenir

Nos confrères français de Sciences & Avenir révèlent que l’entreprise suisse Weleda aurait écoulé en France des stocks d’un produit pharmaceutique interdit dans le pays depuis 2018.

Pourquoi c’est important. Cette substance, baptisée «Viscum album fermenté» est un extrait de gui. Elle est utilisée sous forme d’injections, notamment dans le sein de femmes atteintes d’une tumeur. Son efficacité n’a jamais été démontrée, et il peut provoquer de graves effets indésirables.

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L’Europe sacrifie ses projets de recherche géants, dont le Time Machine de l’EPFL

Le projet TimeMachine veut notamment reconstruire virtuellement des villes, comme Venise, sur la base de leurs archives | EPFL DHLAB Venise Piazza San Marco

La Commission européenne ne lancera pas de nouveau projet de recherche géants (nommé «FET Flagships»). Elle a stoppé le processus de sélection qui avait déjà abouti à nommer six initiatives finalistes, parmi lesquelles le projet TimeMachine, de l’EPF de Lausanne. Le magazine Science détaille la nouvelle (EN).

Pourquoi c’est gênant. Chacun de ces six vastes projets, choisis en février dernier par la Commission dans une première liste de 33, avait reçu un million d’euros pour développer ses plans de concrétisation. Ces consortiums s’étaient déjà largement engagés, impliquant parfois des centaines de chercheurs de dizaines d’institutions académiques. La Commission européenne calme le jeu.

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Un seul gène de l'escargot modifié, et sa carapace tourne dans l'autre sens

Deux escargots, l'un dont la coquille tourne vers la droite, le sens normal (en haut), et l'autre qui tourne à gauche (en bas) | Kuroda Lab

Une équipe japonaise a démontré qu’il suffit de modifier un seul gène de l’escargot aquatique Lymnaea stagnalis (EN) pour que sa carapace se forme dans l’autre sens.

Ce qu’il faut retenir. La carapace de l’escargot L. Stagnalis tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, vers la droite. Mais on observe parfois le sens inverse dans la nature. Un gène avait été identifié, dont la mutation provoque ce changement, sans qu’on soit sûr qu’il soit le seul. Grâce à la méthode d’édition de gène CRISPR/Cas9, les chercheurs de Tokyo en apportent la preuve définitive.

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Une petite révolution dans le monde de la métallurgie accélère la mise au point d'alliages

Engrenage en verre métallique. Ce matériau est testé par la Nasa pour les robots destinés à explorer des astres glacés | Nasa JPL - Caltech

Des chercheurs de l’Institut de physique de l’Académie chinoise des sciences de Pékin ont développé une technique originale pour mettre au point de nouveaux alliages métalliques. Elle leur a permis de créer un verre métallique à base d’iridium, de nickel et de tantale, qui conserve ses propriétés mécaniques à haute température.

Pourquoi c’est important. La voie traditionnelle consiste à peser et fondre de petites quantités de métaux différents, puis à les mélanger, avant de tester les propriétés de l’alliage jusqu’à trouver celui qui présente les caractéristiques recherchées. Une méthode d’essai-erreur fastidieuse puisqu’il faut refaire ces opérations des centaines de fois en changeant les proportions. La technique mise au point à Pékin permet de fabriquer plus d’un millier d’alliages à la fois. C’est une petite révolution!

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Au programme de votre Flux Sciences ce mercredi

Bonjour à tous, je suis Denis, nous sommes le 15 mai 2019, et j’aurais le plaisir de vous accompagner au fil de cette journée. Vos questions, vos remarques, une seule adresse, facile à retenir: sciences@heidi.news. Nous nous efforcerons d’y répondre.

La nuit prochaine ne sera pas comme les autres. SpaceX, de l’incontournable Elon Musk, entend lancer la première salve de sa constellation Starlink, censée à terme offrir un internet sans fil à l’ensemble de la planète. Plus de 11’000 satellites sont prévus, au nom d’une liberté d’accès au réseau mondial, sans que les détails concrets, le prix notamment, n’aient été donnés.

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Une nouvelle carte du relief de l'Antarctique avec le satellite CryoSat-2

Sur cette carte en fausses couleurs, l’altitude a été calculée en utilisant le mode interférométrique plutôt que le mode radar habituel du satellite CryoSat-2 | Université d'Edimbourg (Royaume-Uni)

Cette carte inédite a été dévoilée à l’occasion du Living planet symposium organisé par l’Agence spatiale européenne, qui se tient du 13 au 17 mai 2019 à Milan, et auquel Heidi.news assiste. Elle représente l’altitude du Continent Glacé, de 0 mètre (en violet) à 4 km (en rouge).

Pourquoi c’est nouveau. Ce n’est pas la première fois que des données satellitaires sont utilisées pour produire une cartographie 3D de l’Antarctique: cela avait déjà été réalisé en 2017 à l’aide du radioaltimètre du satellite CryoSat de première génération (EN), mais avait nécessité plus de 250 millions de points d’observation. Ici, les chercheurs ont utilisé les capacités interférométriques de CryoSat-2 plutôt que son radar altimétrique traditionnel.

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Fin de l'alerte au tsunami en Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux îles Salomon

La carte publiée aujourd'hui montre l'épicentre du séisme de magnitude 7,7 | USGS

Un violent séisme de magnitude 7,7 s’est produit aujourd’hui à 14h58 (heure européenne), tout près de l’île de Kavieng, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Une alerte au tsunami a été lancée par le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique, qui dépend de l’Unesco, neuf minutes après la secousse.

Pourquoi c’est important. Selon les géologues du gouvernement américain (USGS), la secousse s’est produite à faible profondeur (10 km) sous l’eau. L’alerte au tsunami porte sur un rayon de 1000 km autour de l’épicentre du séisme. Des vagues sont susceptibles de toucher les côtes de PNG et les îles Salomon.

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Sur les plages d’Hiroshima, des grains témoignent de l’horreur de l’explosion nucléaire

Hiroshima après l'explosion | U.S. Navy Public Affairs Resources

Découverts par hasard sur des plages au Japon, de petits débris s’avèrent être des matériaux formés et retombés lors l’explosion de la bombe atomique sur Hiroshima, le 6 août 1945.

Pourquoi c’est important. Beaucoup d’études ont été faites sur les retombées radioactives du bombardement nucléaire d’Hiroshima. Mais c’est la première fois que des matériaux, de petits grains aux formes multiples, sont identifiés. Ils proviennent très vraisemblablement de la ville elle-même, qui a été vaporisée par l’extrême chaleur de l’explosion nucléaire.

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«J’avais étudié des centaines d’échantillons de sable et jamais rien observé de pareil»

Une plage de l'île de Miyajima, non loin d'un lieu de prélèvement de sable contenant des débris de l'explosion d'Hiroshima | そらみみ - Creative Commons

Installé en Suisse, le géologue Mario Wannier raconte comment il est parvenu, avec ses collègues, à déterminer que des échantillons de sable de la région d’Hiroshima contiennent des débris de la ville pulvérisée en 1945 par une bombe atomique.

Pourquoi c’est important. Cette découverte fortuite, née de la passion de Mario Wannier pour l’étude du sable des plages d’Asie, confirme à quel point on connaît mal ce qui se passe au sol quand une bombe atomique explose.

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Comment la Chine utilise l'IA pour améliorer son système d'attribution de bourses

Le siège de la Fondation nationale des sciences naturelles à Pékin | NSFC

La Fondation nationale des sciences naturelles (NSFC) chinoise teste un nouvel outil d’intelligence artificielle. Sa fonction: sélectionner les experts qui examinent les demandes de financement qui lui sont soumises. L’institution veut ainsi rendre le processus plus rapide et transparent, raconte un article de Nature News.

Comment ça marche. Le système passe en revue les bases de données de littérature scientifique et les pages personnelles des chercheurs, notamment les données sur leurs travaux. Il compare ensuite ces informations au contenu des demandes de bourses pour identifier les meilleures combinaisons. Le nouvel outil a permis de sélectionner au moins 44'000 experts l’an dernier. En 2018, la NSFC a évalué 225'000 demandes de financement.

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Lire l'article dans Nature News

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An engineers dream: if a wall has to be built between the US and Mexico, why not use it to produce energy?

(Purdue University / Jorge Castillo Quiñones)

Instead of a wall, why don’t we build an energy park all along the 1,954 miles of the US-Mexico border? Bringing energy, water, jobs and border security to the region. That's the plan put forward by engineers and scientists from across the USA, led by Purdue University in Indiana.

The proposal suggests both nations work together on an enormous infrastructure project: a complex train of solar energy panels, wind turbines, natural gas pipelines, desalination facilities that together would create an industrial park unlike any other along the border.

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Les futures colonies spatiales de Jeff Bezos sortent tout droit des seventies

Une colonie spatiale vue de l'intérieur | Rick Guidice pour NASA Ames Research Center

Le 9 mai dernier, Jeff Bezos, patron de Blue Origin, a détaillé ses grandes ambitions dans l’espace. D’abord à court terme avec son alunisseur Blue Moon. Mais aussi à très long terme: Bezos a partagé sa vision de la colonisation spatiale. Vision inspirée, raconte le site CityLab, par les travaux de Gerard O'Neill dans les années 1970, un physicien de Princeton dont Bezos fut l’élève et dont il revendique la filiation.

L’histoire. Après les premiers pas américains sur la Lune en 1969, un petit groupe de passionnés autour de Gerard O'Neill a commencé à imaginer la phase suivante. Soit rien de moins que la construction de cités en orbite inspirées de villes existantes sur Terre et censées héberger des millions de personnes.