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La Suisse perd sept places dans le classement climatique par pays CCPI

La raffinerie de Cressier, dans le canton de Neuchâtel. | Alessandro Della Bella / Keystone

La Suisse se classe au 16e rang du classement par pays Climate change performance index (CCPI) 2020, présenté dans le cadre de la COP25 à Madrid. Par rapport à l’année dernière, elle recule de sept places. La Suède et le Danemark arrivent en tête. Mais la Suisse est aussi devancée par le Royaume-Uni, le Maroc, l’Inde ou encore le Chili. Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite se placent bons derniers.

Pourquoi on en parle. Le CCPI est publié chaque année à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Il compare les performances des 57 pays responsables de plus de 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Le classement a été modifié en 2017 pour tenir compte de l’objectif de l’accord de Paris de limiter la hausse des températures à moins de 2 degrés. Il inclut depuis la compatibilité entre les ambitions affichées des Etats pour atteindre ce but et les efforts concrets réalisés.

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Comment Michel Mayor et Didier Queloz ont fait de la quête d'exoplanètes une compétence suisse

Michel Mayor (à gauche) et Didier Queloz (à droite) en 2005 | LAURENT GILLIERON/KEYSTONE

Leur prix Nobel leur sera remis ce mardi 10 décembre dans l’après-midi, à Stockholm. Après des années d’attente, enfin, la consécration. Michel Mayor et Didier Queloz sont les co-lauréats, avec l’Américain James Peebles, du prix Nobel de physique 2019. Leur découverte, en 1995, de 51 Pegasi b, la première exoplanète en orbite autour d’une étoile semblable au soleil, a en effet permis à l’Université de Genève de développer une expertise internationale dans ce domaine particulier.

Pourquoi c’est important. Après cette découverte, la méthode de détection utilisée par les deux chercheurs, dite «des vitesses radiales», est devenue la principale approche utilisée pour identifier ces astres lointain, avant de se faire finalement surpasser par la méthode dite «des transits» (lire ici la différence) en termes de nombre d’exoplanètes moissonnées. Mais confirmer l’existence d’une exoplanète requiert de recouper plusieurs méthodes d’observation… Encore aujourd’hui, la Suisse, et particulièrement l’Université de Genève, continuent d’ouvrir la voie.

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Près de la mer Morte, des mammifères révolutionnent l’étude du langage

Keystone

Selon la loi de Zipf, plus un mot est court, plus il est utilisé. Les chercheurs de l’université israélienne Bar-Ilan viennent pourtant de faire une découverte déroutante en étudiant pendant 20 ans le comportement d’une communauté de petits mammifères vivant dans le sud d’Israël.

Pourquoi c’est intéressant. Publiée dans la revue Evolution Letters, leur étude montre qu’au sein de cette espèce, les femelles utilisent davantage des cris longs et doux pour communiquer tandis que les moyens de communication des mâles sont limités. Plus courts mais aussi plus forts.

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The Jerusalem Post

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En 2019, Néandertal a disparu au moins trois fois

Deux néandertaliens reconstitués au Neanderthal Museum de Mettmann, Allemagne | Martin Meissner / AP Keystone

Fin novembre, une nouvelle étude publiée dans Plos One avançait une nouvelle piste pour expliquer la disparition de l'homme de Neandertal. Sa population étant déjà réduite et disséminée à travers l'Europe en petits groupes, il n'aurait finalement été victime que d'un «manque de chance»…. En 6 mois de temps, c'est déjà la troisième hypothèse proposée à ce sujet.

Pourquoi on en parle. La disparition de Neandertal est l'un des sujets les plus débattus en paléoanthropologie. Il ne se passe pas une année sans qu'on n'invoque la découverte d'une nouvelle différence anatomique, d'un nouveau scénario sur les derniers milliers d'années de notre cousin, et que l'on ne déclare que cette fois-ci on tient le coupable. 2019 a, inévitablement, été particulièrement prolifique en matière de disparition néandertalienne.

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Cacher de l'ADN dans du plastique ouvre des possibilités nouvelles, de la traçabilité au renseignement

Ce lapin contient ces propres plans d'impression 3D | ETH Zurich / Julian Koch

Des chercheurs de ETH Zurich et d’Israël ont découvert comment cacher de l’ADN dans des objets en plastique. Ils démontrent ainsi comment des objets peuvent contenir leurs propres données de fabrication, stockées sous des formes très différentes et qui perdurent sur plusieurs générations d’objets. Ce concept, qu’ils nomment «DNA-of-thing», est présenté ce lundi 9 décembre dans la revue Nature Biotechnology.

Pourquoi c'est intéressant. On connait depuis longtemps la puissance de l'ADN comme forme de stockage des données. Mais sa fragilité et les délais de traitements de l'information chimique ne lui permettent pas d’être compétitif face aux systèmes électroniques actuels. La solution proposée ici ouvre un champ d'applications nouveaux, par exemple pour la certification d'objets dans le domaine du luxe, la conception de machines autoréplicatives, voire le contre-espionnage.

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Le Geneva Science and Diplomacy Anticipator veut anticiper les technologies du futur

Robot humanoïde Sophia (image d'illustration) | ENRIC FONTCUBERTA/EPA/EFE/KEYSTONE

Une initiative de plus entend tirer parti des forces de la Genève internationale, afin de favoriser des innovations à même de répondre aux défis scientifiques et technologique d’aujourd’hui et de demain. Il s’agit de la fondation Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA), annoncée le 20 février 2019 sur l’initiative conjointe du Conseil fédéral et du Canton de Genève. Elle sera opérationnelle à partir du 1er janvier 2020.

Pourquoi c’est intéressant. Cette initiative a des atouts de taille pour remplir sa mission de trait d’union entre mondes académique et diplomatique. A commencer par la composition de son conseil de Fondation et de ses commissions, qui regroupent des personnalités comme l’ancien président de l’EPFL Patrick Aebischer, l’ancienne présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey, l’ancien directeur général de Nestlé Peter Brabeck-Letmathe, ou encore la directrice générale du CERN Fabiola Gianotti.

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L'ESA commande à une start-up de l'EPFL le premier «camion poubelle» de l'espace

Le robot spatial ClearSpace-1 sera doté de 4 bras, afin d'embrasser les déchets spatiaux | ESA

L’Agence spatiale européenne (ESA) annonce officiellement ce lundi 9 décembre les détails de la mission spatiale ClearSpace-1, dirigée par la spin-off ClearSpace basée à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, comme l’a révélé Heidi.news. L’objectif: envoyer un robot dans l’espace pour désorbiter un débris spatial sur lequel l’Agence donne également plus d’informations.

Pourquoi c’est important. Les débris spatiaux, issus d’étages de fusées lors de lancements ou de satellites désaffectés, constituent un problème de plus en plus énorme, tant ils menacent les infrastructures en orbite (satellites de télécommunication, Station spatiale internationale, etc.). Pouvoir extraire ces objets des orbites basses est un enjeu primordial. A l’EPFL, et notamment au Swiss Space Center qui y est basé, a été développée une expertise qui se voit récompensée aujourd’hui par l’attribution de cette mission.

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Un rapport soutenu par l'ONU chiffre le risque financier pour les secteurs à haute intensité carbone

Image d'illustration | Andrew Hart/Flickr/Creative Commons

Lorsque les engagements climatiques de l’accord de Paris auront tous été traduits en mesures politiques par les différents Etats, certains secteurs industriels les plus émetteurs en CO2 seront exposés au risque de perdre 43% de leur valorisation. C’est ce qu’a avancé, dans un rapport, le Principles of Responsible Investing (PRI), un groupe d’investisseurs soutenu par les Nations unies. Dans un article, la BBC s’intéresse aux futurs gagnants et perdants dans l’économie.

Pourquoi c’est important. Plus d’une entreprise sur cinq, parmi les sociétés les mieux cotées sur les marchés boursiers, verra sa valorisation évoluer à la hausse ou à la baisse d’au moins 10% suite à la mise en place de telles politiques climatiques. Les coûts de l’assurance exploseraient pour certaines activités industrielles, par exemples celles liées à l’exploitation du pétrole ou du charbon, tandis que les constructeurs automobiles réussissant la transition vers le véhicule électrique sortiraient gagnants. Malgré leur portée psychologique, ces chiffres demeurent très spéculatifs, car la réponse politique du monde face au changement climatique reste encore aujourd’hui insuffisante.

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Lire l'article de la BBC

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Des chercheurs chinois ont produit deux chimères de porc et de singe

Image d'illustration | thornypup/Flickr/Creative Commons

Des chercheurs chinois ont réussi à concevoir des chimères de porcs et de singes, qui ont survécu jusqu’à une semaine après leur naissance. Une première, publiée dans la revue Protein & Cell. Les deux porcelets ainsi mis au monde exprimaient plusieurs cellules du macaque crabier, explique le New Scientist.

Pourquoi c’est intéressant. L’espoir, à travers ce type de recherches, est de pouvoir un jour produire des organes humains grâce à des porcs, afin de les dédier à la transplantation. Mais pour l’heure, on en est très loin: les chercheurs ne savent pas encore précisément de quoi sont morts les jeunes animaux. Cela pourrait être dû à la FIV en elle-même, qui ne marche pas toujours très bien chez le porc. En Chine, une autre équipe aurait d’ores et déjà produit des chimères de porc exprimant des cellules humaines, des travaux qui n’auraient pas encore été publiés.

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Lire l'article du New Scientist

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Bébés CRISPR en Chine: les fiascos de l'expérimentation

Le généticien He Jiankui lorsqu'il a stupéfié le monde, en octobre 2018. ALEX HOFFORD/EPA/Kesytone.

Le généticien chinois He Jiankui prétendait vouloir construire une immunité naturelle contre le sida. Il avait réalisé en 2018 des manipulations sur des embryons dans l'objectif de provoquer une mutation de leur génome.

Ce qui s’est passé. Deux jumelles sont nées de cette expérimentation, un troisième bébé peut-être aussi. Selon la revue du MIT, non seulement les modifications n'auraient pas atteint l'objectif contre le VIH mais des mutations aux conséquences imprévisibles ont pu se produire ailleurs. Il y a quelques mois, une publication scientifique, depuis rétractée, mettait déjà en garde contre le risque de mutations indésirables ailleurs dans le génome.

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MIT Technoglogy Review

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Les prospecteurs chinois des grands fonds pourraient trouver la clé des vagues de chaleur marines

Les scientifiques chinois qui parcourent les fonds marins à la recherche de minéraux et d'autres ressources collectent également des données environnementales qui pourraient améliorer la compréhension des vagues de chaleur marines et leur impact sur les événements météorologiques mondiaux.

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South China Morning Post

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La blockchain pour crééer un diplôme numérique inviolable

Pour se prémunir de la fraude aux faux CV et vérifier les antécédents scolaires, le Japon s'intéresse à la blockchain. L'institut de technologie Muroran, situé sur l'île d'Hokkaido dans le nord de l'archipel, collabore avec Nippon Telegraph et Telephone West sur la technologie. L'objectif est de lancer le service pour l'institut d'ici mars 2020.

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Asia Nikkei

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Canberra recouvert d'un nuage toxique à cause des feux

Toute la ville de Canberra a été recouverte d'un brouillard toxique causé par les 140 feux en cours autour des habitations. Ces feux de brousse pourraient être alimentés en début de semaine par une forte vague de chaleur. L’est de l’Australie connaît depuis trois mois des incendies particulièrement dévastateurs, conséquence, selon des scientifiques, d’une sécheresse prolongée et du réchauffement climatique.

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RFI

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A 50 ans, Beznau, la plus vieille centrale nucléaire d'Europe, se défend d'être obsolète

Le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Beznau, le plus ancien d'Europe, fête aujourd'hui le 50e anniversaire de sa mise en service commerciale, une durée bien trop longue pour les partis et associations écologiques qui le jugent dangereux et en réclament l'arrêt immédiat.

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AFP

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De nouvelles observations satellite de la biomasse terrestre montrées à la COP25

A l’occasion de la COP25, qui se tient cette semaine à Madrid, l’ESA a révélé une nouvelle carte de la biomasse terrestre, qui se base sur des observations réalisées à l’aide de caméras, de radars et de lidars en 2017 et en 2018 par le satellite Sentinel 1 (Copernicus) et la mission japonaise ALOS. De quoi visualiser l’effet de la déforestation ou des feux de forêt dans le temps, et mieux évaluer leur impact sur les cycles du carbone à l’échelle de la planète. L’ESA envisage même de lancer une nouvelle mission dédiée à l’étude des forêts, baptisée Earth Explorer Biomass, en 2022.