Le Flux Sciences propose une sélection d’actualités scientifiques, certaines traitées en profondeur par ses journalistes spécialisés, d’autres, appelées «radars», repérées pour vous dans des médias de qualité.


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Comment ces présentateurs météo américains sont devenus les héros discrets de la crise climatique

WLBZ/WCSH, KOLR10/KOZL, KOB-TV et WRGZ

Cet article a été publié à l’origine dans le «Guardian». Il est republié ici dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

Forts de la confiance qu’ils inspirent, ils s’emploient à établir les liens nécessaires entre climatologie et phénomènes météorologiques extrêmes, ce qui contribue à faire évoluer les mentalités.

Les présentateurs météo des chaînes de télévision locales sont devenus de véritables héros de la lutte contre la désinformation climatique. Ces dix dernières années, de plus en plus de météorologues et de journalistes météo se sont mis à évoquer la crise climatique, que ce soit au cours de leurs bulletins ou dans le cadre d’émissions spéciales, de manière à permettre aux téléspectateurs de mieux comprendre la situation et ses enjeux.

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Depuis les années 1970, les populations d'oiseaux nord-américaines se sont effondrées

Bruant Hudsonien | Skeeze / Pixabay

Près de 3 milliards d’oiseaux en moins en 50 ans. C’est le constat amère établi pour l’Amérique du Nord par une étude publiée dans Science et détaillée par le Scientific American. Comparée aux populations de 1970, cela représente une perte sèche de 29%.

Pourquoi on vous en parle. Le dernier rapport de l’IPBES indiquait déjà qu’un peu plus de 20% des espèces aviaires sont menacées à des degrés divers. Cette nouvelle estimation, au niveau du nombre d’individu, donne une nouvelle idée de l’ampleur que prend cette disparition. Parmi les plus touchés, les oiseaux de campagnes, victimes de la perte d’habitat et de l’utilisation des pesticides.

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Against all expectations, DNA of released genetically engineered mosquitoes could live on in nature in Brazil

Le moustique Aedes aegypti, vecteur de diverses maladies | James Ghatny, Wikkicommons

In Jacobina, Brazil, every week between June 2013 and September 2015 saw the release of around 450,’000 genetically modified male specimens of the mosquito species Aedes aegypti. The mosquitoes were developed in the labs of British firm Oxitec and propagated in Brazil. The aim of this large-scale trial was to decimate the local mosquito population; the genetically modified males would mate with wild females and the resulting offspring would die off as the result of a genetically engineered manipulation.

Why it’s interesting. Reducing the mosquito population should reduce the number of dengue fever and zika virus infections since the viruses that cause them are transmitted to humans by Aedes aegypti.

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La Suisse rend hommage à un glacier presque disparu (l'Autriche en passe deux à la pelleteuse)

Les pelleteuses à l'oeuvre sur le glacier du Pitztal, en Autriche | Vincent Sufyian / WWF

Le glacier du Pizol, dans le canton de Saint-Gall, n’est (presque) plus. Plusieurs associations ont prévu de lui rendre un dernier hommage ce dimanche, explique La Liberté. Dans le même temps, un projet d’extension de domaines skiables dans le Tyrol autrichien implique la destruction partielle de deux glaciers, selon Montagne Magazine.

Pourquoi c’est (doublement) important. Ayant perdu entre 80 à 90% de son volume, le glacier du Pizol est devenu tellement petit qu’il n’est plus mesurable, victime du réchauffement climatique. Mais c’est un tout autre sort qui menace les glaciers Pitztal et Ötztal, en Autriche: le premier est destiné à être nivelé sur 64 hectares pour façonner de nouvelles pistes skiables et à être rasé sur 1,6 hectares pour laisser la place aux infrastructures qui iront avec. Le tout malgré les actions et protestations d’ONG telles que WWF.

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Des panneaux solaires flottant sur un lac de barrage: une première mondiale en Valais

Photomontage du projet final sur le Lac des Toules, en montant au Col du Grand-Saint-Bernard | RomandeEnergie

Installer des panneaux solaires sur un lac de barrage en montagne pour produire de l’électricité : le projet pilote du Lac des Toules sur la route du col du Grand-Saint-Bernard – une première mondiale ! – est à bout touchant. Mené par Romande Energie, l’assemblage des structures photovoltaïques (PV) vient de débuter; elles devraient être mises à flot ces prochains jours par hélicoptère.

Pourquoi c’est intéressant. Installer des panneaux solaires en montagne est particulièrement intéressant, vu l’intensité de l’ensoleillement. Pouvoir le faire sur une surface plane n’est pas réalisable partout. Certains lacs de barrage se prêtent toutefois bien à l’expérimentation. L’installation pilote du Lac des Toules devrait pouvoir produire jusqu’à 818 MWh, soit l’équivalant de la consommation annuelle de plus de 220 ménages. Mais le défi technologique reste entier, sans parler de l’impact visuel sur le paysage.

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Nos usages numériques liés à internet émettent-ils plus de CO2 que le transport aérien?

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?» et de l’opération «Covering Climate Now», une collaboration mondiale de plus de 250 médias d’information pour renforcer la couverture médiatique du réchauffement climatique.

Le «cloud», à la fois paysage de hublot et métaphore décrivant nos usages informatiques dématérialisés. | eward stojakovic/Creative Commons

Votre question complète. Notre abonné Jean-Christophe Zufferey nous pose la question suivante: «Cet été a été beaucoup évoqué l’impact du numérique, selon laquelle le secteur du numérique est reponsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. C’est énorme comparé à l’aviation civile, qui, nous dit-on, ne représenterait que 2% des émissions globales de CO2, ce qui me laisse dubitatif. Est-ce vrai qu'internet émet plus de carbone que le transport aérien?»

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique. Votre question interroge sur ce que représentent vraiment ces chiffres, qui ont été obtenus par des méthodes de calcul très différentes. Ils sont justes, car correctement sourcés! Mais il comportent des incertitudes qui compliquent leur comparaison directe, d’autant plus que tenir compte uniquement des émissions de CO2 de l’aviation conduit à sous-estimer son effet sur le climat. Explications.

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A Lausanne, des activistes pro-climat ont bloqué le pont Bessières

Cette action a eu lieu à l’occasion de la grève mondiale pour le climat, ce vendredi partout dans le monde, et avant un important sommet qui doit se dérouler aux Nations-Unies à New York lundi.

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23 raisons de faire la grève pour le climat ce vendredi

Auteur, universitaire, journaliste et militant américain de premier plan dans le domaine du climat, Bill McKibben est le fondateur de la campagne 350.org. Cette tribune a été publiée à l’origine sur «The Nation». Elle est republiée ici dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

Il y a un an, inspirés par l’écolière suédoise Greta Thunberg, de jeunes gens ont commencé à faire la grève pour le climat - en sortant de l'école quelques heures le vendredi pour exiger que des mesures soient prises contre le réchauffement climatique qui assombrit leur avenir. En mai, lorsque 1,4 million d'enfants dans le monde ont quitté l'école, ils ont demandé aux adultes de les rejoindre la prochaine fois. La prochaine fois, c’est ce vendredi 20 septembre (dans quelques pays, le 27 septembre), et ce sera le plus grand jour d'action climatique de l'histoire de la planète.

Tous, des grands syndicats à un millier de travailleurs au siège social d’Amazon, des collégiens aux personnes âgées, mettent cette journée de côté pour se rassembler dans leurs villes et villages afin que nos gouvernements et nos industries agissent plus rapidement.

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Ce qu’il faut attendre du Sommet action climat de l’ONU à New York

Greta Thunberg manifestant devant le siège de l'ONU à New York le 6 septembre. (Photo: KEYSTONE/AP/RICHARD DREW)

Cet article a été publié à l’origine dans le «New Scientist». Il est republié ici dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

Selon les observateurs, les chances d’une avancée majeure en matière de lutte contre le changement climatique lors de la rencontre historique, qui se tiendra à New York lundi 23 septembre, sont faibles. Les milliers de militants qui descendent dans les rues semblent déçus d’avance par ce Sommet action climat de l’ONU.

Ce sommet est sans doute l’événement le plus important pour le climat depuis l’Accord de Paris en 2015. L’un des principaux éléments de cet accord historique était que les pays signataires revoient d’ici à 2020 à la hausse leurs stratégies de réduction des émissions de CO2, qui restent insuffisantes pour atteindre les objectifs fixés à Paris.

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Mathias Plüss remporte le Prix Media 2019 du journalisme scientifique

Le Prix Média 2019 a été décerné au journaliste scientifique indépendant Mathias Plüss pour son reportage «TUN SIE WAS! – eine Anleitung von A bis Z zur Rettung der Welt» (FAITES QUELQUE CHOSE! – Un guide de A à Z pour sauver le monde) paru dans l’hebdomadaire alémanique Das Magazin. Le jury récompense, parmi 31 contributions, une approche originale du thème de la «durabilité».

Selon le jury, l’article de Mathias Plüss fait sourire tout en incitant à la réflexion et à l’action. Long de 20 pages, il est «irréprochable du point de vue journalistique et scientifique – original, plein d’humour et dénué de tout moralisme». Selon le communiqué, Mathias Plüss a compris que l’homme moderne ne supportait ni les ordres ni les leçons de morale mais cherchait des solutions personnelles de manière autonome sur la base d’arguments et de faits. «Si vous voulez vraiment faire quelque chose pour l’environnement, alors choisissez un domaine avec un grand facteur d’impact», écrit notamment le journaliste.

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L'humanité affectait déjà son climat à l'époque de l'Empire romain

Image d'illustration | Hubert Robert, Incendie à Rome, peinture du 18e siècle

Cet article est publié dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

L'empire romain, il y a 2000 ans, influençait déjà, à son échelle, le climat de la planète. C’est ce qu’avancent des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans une étude actuellement discutée pour être publiée dans la revue Climate of the past. En se chauffant ou en brûlant les terres pour les préparer à l’agriculture, les Romains auraient émis de grandes quantité d’aérosols. A leur effet climatique se seraient ajoutés des problèmes de pollution de l’air, aux effets sanitaires délétères.

Pourquoi c’est intéressant. Le changement climatique est aujourd’hui bien visible, mais l’humain a commencé à impacter son environnement, et dans une moindre mesure le climat, il y a bien longtemps. Les feux allumés sous l’Empire romain ont laissé, eux aussi, leur marque. Reste à savoir, et c’est tout l’enjeu de la discussion que mènent actuellement les relecteurs de cette étude, quelle est l’ampleur réelle du phénomène, et surtout s’il a entraîné un réchauffement ou un refroidissement.

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Au menu du Flux Sciences: Streaming et climat, coup de chaud chez les Romains, et centrale photovoltaïque sur lac de montagne

Bonjour et bienvenue sur votre Flux Sciences! C’est moi qui ai le plaisir de terminer cette semaine avec vous sur Heidi.news. Un article vous interpelle? Une information nécessite une explication supplémentaire? N’hésitez pas à nous poser vos questions, et notre équipe ou un scientifique que nous aurons contacté, vous répondront: sciences@heidi.news.

Au programme aujourd'hui:

| | éditorial

Une semaine d'urgence climatique

Tout au long de cette semaine, Heidi.news a participé à l’opération «Covering Climate Now», une collaboration mondiale de plus de 250 médias d’information pour renforcer la couverture du sujet climatique en vue du United Nations Climate Action Summit de lundi.

Lancé par la «Columbia Journalism Review» avec le «Guardian» et «The Nation», ce partenariat vous a permis de lire chez nous des traductions de plusieurs titres prestigieux ainsi que nos propres enquêtes publiées notamment dans le cadre de la série «Que changer pour le climat». Le tout exceptionnellement en accès gratuit au vu de l’importance de la sensibilisation du plus grand nombre sur ce sujet.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

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Les déplacements professionnels des scientifiques multiplient par deux leur empreinte carbone

(AP Photo/Matt Dunham)

Cet article a été publié à l’origine sur «Physics World». Il est republié ici dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

En mai, Heidi.news avait réalisé une enquête sur les vols en avions des chercheurs suisses.

D’après une récente étude, les professeurs de l’Université de Montréal, au Québec, parcourent en moyenne plus de 33’000 kilomètres par an. Leur empreinte carbone est donc presque deux fois plus élevée que celle de la plupart des Canadiens.

Ces déplacements –qui se font à 90% par avion– équivalent à trois allers-retours transatlantiques entre Montréal et Paris par personne et par an. Leur fréquence varie considérablement d’un chercheur à un autre, mais l’étude révèle que certains ne quittent que très rarement le campus tandis que d’autres peuvent parcourir jusqu’à 175’000 kilomètres par an.